All posts tagged: Jubilé de platine

Kate et William dans le Cambridgeshire

Le déplacement s’effectue en lien avec le Jubilé de Platine. Il comporte plusieurs étapes. Robe et pardessus frôlent la cheville…la duchesse Catherine ne déroge pas à son code vestimentaire. Les membres de premier plan se partagent l’affiche avant les congés d’été. Les Galles sont au Rwanda, les Wessex revenus d’une tournée à Gibraltar et Chypre, les Cambridge, qui ont représenté la reine en Outre-mer, restent en Grande-Bretagne, au service de la Couronne. Le prince héritier et son épouse ont des journées bien remplies et un déménagement à finaliser. “En route pour Cambridgeshire, au plaisir de vous voir” ! tweetent les communiquant du Palais, tandis que le convoi se dirige vers sa destination. La venue des émissaires princiers décuple la joie des habitants. En cette première Journée du comté du Cambridgeshire, on présente au duc et à la duchesse les associatives locales. L’évènement a aussi pour but de lever des fonds destinés à financer l’hôpital pédiatrique. La présence de la princesse des enfants devrait remplir la cagnotte. Friands de convivialité et de belles rencontres, Kate et …

Le sacre du grand âge

La dame respectable impose le raffinement à l’anglaise, les tons acidulés et les chapeaux facétieux. Plus elle prend de l’âge, plus elle plébiscite les couleurs flattant son teint de rose anglaise. L’allure à la reine inspire sa petite-fille Beatrice. La princesse d’York fait reprendre une de ses robes pour son mariage. Effet vintage garanti. Les couturiers aussi regardent du côté de la Tamise. Tous exploitent son vocabulaire esthétique et accrochent des photos d’Elizabeth II sur leur tableau d’inspiration. Le style royal et les intemporels de Diana hantent les podiums, au gré des saisons. La marque de luxe Erdem qui habille la duchesse de Cambridge à la ville, reconnaît avoir trouvé le climax d’une de ses collections de prêt-à-porter en explorant les archives royales. Les clins d’œil sont sur toutes les scènes de la mode : tartan, veste matelassée, cape, jupe plissée, pantalon de selle, redingote, robe florale, pull Faire Isle, velours côtelé, inspiration chintz (du nom de ce tissu d’ameublement typiquement anglais), foulard, broche, sac à main, collier de perles, gants, chemisier victorien, loden, blazer, imperméable, twin-set…la …

La réhabilitation signée Angela

Il faut sauver le vestiaire. Un voyage diplomatique va tout arranger. Il met une perle rare sur le chemin de Sa Majesté. Une femme courageuse, discrète, solaire, une self-made-woman comme les aime Elizabeth II, signe la reprise en main. Avant d’intégrer le sérail de Buckingham, Angela Kelly officie en tant que gouvernante dans la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin. En 1992, une réception est donnée en l’honneur du couple souverain. La reine et le prince consort couvrent un séjour en Allemagne. Son époux veut en savoir plus sur l’identité des invités. Il questionne Mrs Kelly, qui a son grand dam, ne souffle mot. Une charte de confidentialité la lie à son employeur.   – Vous ne le direz pas même à Sa Majesté ? insiste le duc d’Edimbourg. La reine se souviendra de la discrétion de Mrs Kelly. Peggy Hoath, l’habilleuse attitrée prend sa retraite. Angela reçoit un coup de fil du palais. Les dés sont jetés. Sa vie bascule lorsqu’elle foule le tapis rouge menant à la suite royale. Cette personne de confiance, née …

Le chant du cygne du dressing

Dans son bureau de Buckingham, elle traite ses dossiers dans un silence de cathédrale pendant que passe la caravane des excentricités. Les dandys psychédéliques arpentent le macadam de Carnaby street. Les Chelsea Girl montrent leurs jambes dénudées par Mary Quant. La micro jupe de la princesse Anne créée le buzz. Sa mère ne dit mot. Il faut que jeunesse se passe. Les jupes royales restent de marbre, figées dans la longueur réglementaire. Forme trapèze, découpes hublots, col pelle à tarte, bottes blanches, teintes pétillantes, les classiques royaux empruntent aux codes des Seventies. Un témoignage avant-gardiste enrichit la galerie des portraits. Andy Warhol réalise une sérigraphie dans les tons pop. Mais rien n’y fait. L’icône de la cour tente de raviver la flamme en paraissant vêtue d’une tenue inhabituelle au gala des artistes. Sa robe arlequin déclenche une avalanche de critiques. Il faut se rendre à l’évidence : le style élisabéthain tombe en disgrâce. Les tenues old fashioned sont décrétées poussiéreuses. Les costumes de la maturité ne parlent plus aux jeunes générations. Le vestiaire ronronne. La reine …

Elizabeth II ou le dernier Jubilé

La doyenne des monarques fête ses 70 ans de règne et c’est toute une nation qui jubile ! Légende vivante, Sa Majesté surplombe l’évènement du haut de ses 96 ans. Les célébrations historiques ont un goût de citron-amaretti, le parfum du pudding victorieux. Il pleut des représentations et des chapeaux. Les princes et la princesse de Cambridge entrent dans le manège à landaus, Meghan et Harry font leur come back. La grand messe va durer quatre jours. Que la fête commence ! Au jubilé de diamant, la monarchie partageait l’affiche avec les Jeux Olympiques. Une façon de marquer doublement les esprits. On se souvient du rendez-vous mémorable de la reine avec l’agent 007, du saut en parachute effectué par une doublure, de l’hymne interprété sur les toits du palais de Buckingham par le guitariste des Queen, à coups de riffs aigus, tels que les aurait joué Jimmy Hendrix, de la parade sur la Tamise et de la toilette rouge incendiaire de la duchesse de Cambridge. Que nous réserve l’ultime jubilé ? Bien des surprises et …

Jeu concours spécial Jubilé

A l’occasion des 70 ans de règne, Pygmalion publie une édition augmentée de moult surprises de Majesté, la biographie royale signée du conteur à succès Bertrand Meyer-Stabley. En partenariat avec la maison d’édition, le Boudoir organise un jeu concours. Pour remporter les deux exemplaires de Majesté, il vous suffit de répondre à la question suivante: Quelle marque de vermouth français, Elizabeth II mélange-t-elle au gin pour se concocter son cocktail préféré ? Good luck ! Deux personnes ont gagné les biographies. La reine utilise une rasade de notre Dubonnet national. Merci de votre réactivité.

Les années fastes

Le style rétro culmine dans les années 50. Les journalistes qualifient la reine d’Angleterre de bombe. Un ministre la compare à Greta Garbo. C’est l’époque du rétro, des jupes dansantes et des bibis. Grace Kelly, future princesse du Rocher, incarne la tendance. De nos jours, la série américaine Mad Men popularise les silhouettes seyantes sur le petit écran. Un enchanteur français est à l’origine de cette mode. A Paris, la rédactrice Carmel Snow s’extasie en découvrant la collection Christian Dior. Its new ! It’s new Look ! Dior agite sa baguette magique. Un style né qui va changer la mode. L’esprit de Dior est partout.  Le new look rompt avec la rigueur des années de guerre. Soyons fous ! Les jupes toutes en volume tourbillonnent, la taille s’étrangle, la femme devient fleur, corolle. Les princesses d’Angleterre assistent à une présentation privée. Elles sont sous le charme. Margaret insiste. La cadette veut une robe romantique. Son père obtempère : pas avant la majorité ! Le fardeau royal ne pèse pas sur ses épaules. Alors Margaret pousse les décolletés un peu plus loin, …

Reine arc-en-ciel

Evoquer le chapitre dédié à la couleur revient à ouvrir une boîte de chocolats et toffees Quality Street. Les toilettes royales sont autant de papiers colorés qui crissent sous les doigts gourmands. Un seul mot d’ordre : la visibilité. Jamais une tête couronnée n’aura autant mis en avant la couleur. Le « color block », Elizabeth II y a pensé bien avant la mode. Son règne est une véritable ode au technicolor. « Si je portais du beige, personne ne saurait qui je suis». Qu’elles soient pastel ou fluo, les toilettes illuminent les penderies royales. Les bookmakers misent gros sur les tonalités, les journalistes les associent à ses humeurs. Never complain, never explain. Au mariage de Kate et William, la souveraine est en jaune, la couleur des jours heureux. En tournée royale aux quatre coins du monde, la globetrotteuse (de nos jours, sa famille se déplace en son nom, eu égard à son grand âge) se rallie au panache des étendards. La reine Pantone recourt à des teintes stratégiques. On appelle cela la diplomatie du vestiaire. Un ensemble rouge …

Miroir ô miroir

La saga de Netflix, série de l’intime, invite le téléspectateur dans le boudoir royal. L’actrice Claire Foy, qui campe une Elizabeth dans l’éclat de sa jeunesse, se pare, enfile ses longs gants pendant que son habilleuse l’aide à boutonner le dos de sa robe. Sa Majesté ne passe pas ses journées à se regarder dans le miroir. Elle laisse cela aux femmes futiles. La souveraine s’en approche uniquement pour reprendre son maquillage. Son temps est précieux. Elle a un royaume à tenir. Et un vent d’indépendance souffle dans certains bastions sous tutelle britannique. Son rituel beauté est immuable. Elle se maquille elle-même, excepté pour le discours de Noël. Une maquilleuse de plateau s’occupe de la mettre en couleurs. Le passage à l’antenne nécessite des fards plus couvrants. Elizabeth II utilise un fond de teint pêche, de la poudre libre, du mascara, un trait de rouge à lèvres géranium ou rose pétunia. Elle a la chance d’avoir l’œil pervenche et n’a pas besoin d’une ombre soutenue. Un adepte de street art fait évoluer sa façon de se …

Gants et pantoufles de vair

Des accessoires emblématiques finalisent ses looks. Vestiges de l’ancien temps, détail délicat par excellence ; courts ou longs, de ville ou de cérémonie, les gants finalisent le salut au peuple et subliment le geste. Ils lui évitent les bleus à force de serrer les mains. C’est aussi le moyen de ne pas serrer des mains moites comme des éponges. Lady Diana quant à elle a bousculé les codes en offrant la poignée sincère à ses admirateurs.  La maison Cornelia James entre dans la lumière en 1947, date à laquelle la princesse Elizabeth commande sa première paire. La fondatrice fuit le nazisme. Elle s’établit en Grande-Bretagne avec une valise pour unique bagage. Celle-ci renferme le strict minimum ainsi que quelques échantillons de jersey. Avec ce tissu, elle confectionne des gants entrés dans la légende. De nos jours, Geneviève Lawson, héritière, perpétue la tradition. La souveraine soutient la création britannique et encourage les structures familiales. Elizabeth II, qui a le sens pratique aigu, les commande en suédine, une matière plus facile à entretenir que le cuir ou le …