Jubilé de platine

Miroir ô miroir

La saga de Netflix, série de l’intime, invite le téléspectateur dans le boudoir royal. L’actrice Claire Foy, qui campe une Elizabeth dans l’éclat de sa jeunesse, se pare, enfile ses longs gants pendant que son habilleuse l’aide à boutonner le dos de sa robe. Sa Majesté ne passe pas ses journées à se regarder dans le miroir. Elle laisse cela aux femmes futiles. La souveraine s’en approche uniquement pour reprendre son maquillage. Son temps est précieux. Elle a un royaume à tenir. Et un vent d’indépendance souffle dans certains bastions sous tutelle britannique. Son rituel beauté est immuable. Elle se maquille elle-même, excepté pour le discours de Noël. Une maquilleuse de plateau s’occupe de la mettre en couleurs. Le passage à l’antenne nécessite des fards plus couvrants. Elizabeth II utilise un fond de teint pêche, de la poudre libre, du mascara, un trait de rouge à lèvres géranium ou rose pétunia. Elle a la chance d’avoir l’œil pervenche et n’a pas besoin d’une ombre soutenue.

Un adepte de street art fait évoluer sa façon de se farder. Il propose une version plus avant-gardiste et la représente sur une fresque murale avec une peinture de guerre à la Ziggy Stardust. Son maquillage cultive la transparence. La rose anglaise a une carnation de porcelaine qu’elle entretient à l’aide d’une lotion florale. De son vivant, son époux ne tarissait pas d’éloges sur sa peau de satin. « Croyez-moi, elle est comme ça partout », ironisait-il. Ses soins hydratants et anti-âge proviennent de chez Clarins, Helena Rubinstein et Elizabeth Arden ( la fameuse crème de huit heures ). Elle commande ses rouges à lèvres chez Elizabeth Arden -la marque de beauté a reçu un agrément royal- depuis 55 ans. De son vivant, son époux ne tarissait pas d’éloges sur sa peau de satin. « Croyez-moi, elle est comme ça partout », ironisait-il.

C’est une femme fidèle. Même allure, même maquillage, même coiffure. La mise en plis est à l’image de la garde-robe : impeccable. Sa préférence va aux coupes courtes qui dégagent le visage. La fille de George VI a gardé cette habitude. Jeune fille elle se coiffait avec des crans. Jadis châtain, ses cheveux sont aujourd’hui d’un blanc hypnotique. Deux rangées de boucles serrées, œuvre de Ian Carmichael, le Figaro royal, soulignent sa coiffure. « Surtout, ne cachez pas mes bouclettes » ! rappelle-t-elle aux modistes.

Prochain épisode : Reine arc-en-ciel