All posts tagged: Mode

Le look de la princesse Beatrice à Ascot

Une silhouette minimaliste se fraye un passage parmi la grand messe des excentricités du Royal Ascot. Elle mérite que l’on s’y arrête. Madame Mapelli-Mozzi brille par son élégance. Adepte des vestiaires pointus des créateurs, la princesse Beatrice d’York nous livre sa version du fameux style Ladylike. Sa robe crème à plis plats est divinement bien accessoirisée. La maman de la petite Sienna fait un sans faute. Elle préfère le canotier au chapeau volière, la pochette dans les tons et les sandales assorties. Aucune surcharge de bijoux ne vient alourdir l’ensemble. Beatrice donne ses lettres de noblesse au célèbre adage less is more. Un exemple à suivre !

Kate à Ascot

Le duc et la duchesse font une halte très médiatisée au grand prix d’Ascot, l’évènement le plus couru du calendrier mondain. Leur arrivée en calèche fait crépiter les flashs. La toilette de Kate ne nous réserve aucune surprise. Aussi inventifs soient-ils, les bibis de la haute société ne créent pas le buzz, contrairement à ceux de la plus célèbre tête à chapeaux. Le Royal Ascot a ses propres codes. Amplitude du couvre-chef, tenue réglementaire. Cette année, les festivités se déroulent sans mesures Covid et avec un certain assouplissement des exigences vestimentaires côté public. C’est autre chose dans le carré royal. Et ce n’est pas la très conservatrice duchesse Catherine de Cambridge qui fera valser l’étiquette ! Cinq jours durant, les Windsor dépêchent leurs membres de premier plan à l’élégante manifestation. Les landaus décapotés traversent le champ de course. Le prince Charles ou la princesse Anne ouvrent la procession. Ce vendredi, avant- dernier jour des festivités, le couple phare de la Maison royale fait un tour d’honneur sous un soleil écrasant. Sa Majesté, qui n’habite qu’à …

La réhabilitation signée Angela

Il faut sauver le vestiaire. Un voyage diplomatique va tout arranger. Il met une perle rare sur le chemin de Sa Majesté. Une femme courageuse, discrète, solaire, une self-made-woman comme les aime Elizabeth II, signe la reprise en main. Avant d’intégrer le sérail de Buckingham, Angela Kelly officie en tant que gouvernante dans la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin. En 1992, une réception est donnée en l’honneur du couple souverain. La reine et le prince consort couvrent un séjour en Allemagne. Son époux veut en savoir plus sur l’identité des invités. Il questionne Mrs Kelly, qui a son grand dam, ne souffle mot. Une charte de confidentialité la lie à son employeur.   – Vous ne le direz pas même à Sa Majesté ? insiste le duc d’Edimbourg. La reine se souviendra de la discrétion de Mrs Kelly. Peggy Hoath, l’habilleuse attitrée prend sa retraite. Angela reçoit un coup de fil du palais. Les dés sont jetés. Sa vie bascule lorsqu’elle foule le tapis rouge menant à la suite royale. Cette personne de confiance, née …

Le chant du cygne du dressing

Dans son bureau de Buckingham, elle traite ses dossiers dans un silence de cathédrale pendant que passe la caravane des excentricités. Les dandys psychédéliques arpentent le macadam de Carnaby street. Les Chelsea Girl montrent leurs jambes dénudées par Mary Quant. La micro jupe de la princesse Anne créée le buzz. Sa mère ne dit mot. Il faut que jeunesse se passe. Les jupes royales restent de marbre, figées dans la longueur réglementaire. Forme trapèze, découpes hublots, col pelle à tarte, bottes blanches, teintes pétillantes, les classiques royaux empruntent aux codes des Seventies. Un témoignage avant-gardiste enrichit la galerie des portraits. Andy Warhol réalise une sérigraphie dans les tons pop. Mais rien n’y fait. L’icône de la cour tente de raviver la flamme en paraissant vêtue d’une tenue inhabituelle au gala des artistes. Sa robe arlequin déclenche une avalanche de critiques. Il faut se rendre à l’évidence : le style élisabéthain tombe en disgrâce. Les tenues old fashioned sont décrétées poussiéreuses. Les costumes de la maturité ne parlent plus aux jeunes générations. Le vestiaire ronronne. La reine …

Kate visite une banque pour bébé

Omniprésente durant les célébrations du Jubilé royal, la duchesse de Cambridge poursuit sa mission pour la petite enfance. Blazer et pantalon reprennent du service. Après s’être accordé une brève coupure, l’épouse du prince William consacre sa première sortie à une banque pour bébé. Lancée en 2021, Little Village procure vêtements, poussettes, jouets, livres aux familles en difficulté. La très souriante duchesse a visité la boutique solidaire située dans la banlieue de Brent cet après-midi. Très sollicitée par son fils Louis en représentation, les caméras ont immortalisé la duchesse en train de le câliner. Les photos ont attendri la blogosphère. Sa tenue de travail joue la carte de la sobriété. Sa veste et sa pochette vont faire des heureuses. Elles proviennent de la grande distribution.

Une reine en liberté

Hors représentation, elle s’invente ce style simple, comble du chic. La reine et le prince consort s’offrent  un portrait d’anniversaire célébrant les noces d’argent. Au premier plan, les éternels amoureux regardent dans la même direction. L’icône de la cour arbore sa tenue bucolique de prédilection: le col roulé et le pardessus en tweed, du nom de la célèbre rivière dans laquelle on rince les lainages afin de leur donner du moelleux. En arrière-plan, la nature écossaise indomptée sert de décor naturel. En twin-set, blouses, jupe pied-de-poule, coiffée d’un foulard noué façon fichu, elle se compose un vestiaire bien à elle. La couronne propose d’autres images campant une reine plus intime. Pendant que le prince Philip dispute un marathon, son épouse s’offre un quart d’heure de tendresse. Assise sur l’herbe, elle câline ses chiens. Ce jour-là, elle a choisi de porter un gilet au point irlandais, une jupe en tweed et une gabardine. Sur d’autres clichés qui font la une des magazines, Sa Majesté et sa meute canine se font tirer le portrait à Windsor. La …

Les années fastes

Le style rétro culmine dans les années 50. Les journalistes qualifient la reine d’Angleterre de bombe. Un ministre la compare à Greta Garbo. C’est l’époque du rétro, des jupes dansantes et des bibis. Grace Kelly, future princesse du Rocher, incarne la tendance. De nos jours, la série américaine Mad Men popularise les silhouettes seyantes sur le petit écran. Un enchanteur français est à l’origine de cette mode. A Paris, la rédactrice Carmel Snow s’extasie en découvrant la collection Christian Dior. Its new ! It’s new Look ! Dior agite sa baguette magique. Un style né qui va changer la mode. L’esprit de Dior est partout.  Le new look rompt avec la rigueur des années de guerre. Soyons fous ! Les jupes toutes en volume tourbillonnent, la taille s’étrangle, la femme devient fleur, corolle. Les princesses d’Angleterre assistent à une présentation privée. Elles sont sous le charme. Margaret insiste. La cadette veut une robe romantique. Son père obtempère : pas avant la majorité ! Le fardeau royal ne pèse pas sur ses épaules. Alors Margaret pousse les décolletés un peu plus loin, …

Reine arc-en-ciel

Evoquer le chapitre dédié à la couleur revient à ouvrir une boîte de chocolats et toffees Quality Street. Les toilettes royales sont autant de papiers colorés qui crissent sous les doigts gourmands. Un seul mot d’ordre : la visibilité. Jamais une tête couronnée n’aura autant mis en avant la couleur. Le « color block », Elizabeth II y a pensé bien avant la mode. Son règne est une véritable ode au technicolor. « Si je portais du beige, personne ne saurait qui je suis». Qu’elles soient pastel ou fluo, les toilettes illuminent les penderies royales. Les bookmakers misent gros sur les tonalités, les journalistes les associent à ses humeurs. Never complain, never explain. Au mariage de Kate et William, la souveraine est en jaune, la couleur des jours heureux. En tournée royale aux quatre coins du monde, la globetrotteuse (de nos jours, sa famille se déplace en son nom, eu égard à son grand âge) se rallie au panache des étendards. La reine Pantone recourt à des teintes stratégiques. On appelle cela la diplomatie du vestiaire. Un ensemble rouge …

Miroir ô miroir

La saga de Netflix, série de l’intime, invite le téléspectateur dans le boudoir royal. L’actrice Claire Foy, qui campe une Elizabeth dans l’éclat de sa jeunesse, se pare, enfile ses longs gants pendant que son habilleuse l’aide à boutonner le dos de sa robe. Sa Majesté ne passe pas ses journées à se regarder dans le miroir. Elle laisse cela aux femmes futiles. La souveraine s’en approche uniquement pour reprendre son maquillage. Son temps est précieux. Elle a un royaume à tenir. Et un vent d’indépendance souffle dans certains bastions sous tutelle britannique. Son rituel beauté est immuable. Elle se maquille elle-même, excepté pour le discours de Noël. Une maquilleuse de plateau s’occupe de la mettre en couleurs. Le passage à l’antenne nécessite des fards plus couvrants. Elizabeth II utilise un fond de teint pêche, de la poudre libre, du mascara, un trait de rouge à lèvres géranium ou rose pétunia. Elle a la chance d’avoir l’œil pervenche et n’a pas besoin d’une ombre soutenue. Un adepte de street art fait évoluer sa façon de se …

Gants et pantoufles de vair

Des accessoires emblématiques finalisent ses looks. Vestiges de l’ancien temps, détail délicat par excellence ; courts ou longs, de ville ou de cérémonie, les gants finalisent le salut au peuple et subliment le geste. Ils lui évitent les bleus à force de serrer les mains. C’est aussi le moyen de ne pas serrer des mains moites comme des éponges. Lady Diana quant à elle a bousculé les codes en offrant la poignée sincère à ses admirateurs.  La maison Cornelia James entre dans la lumière en 1947, date à laquelle la princesse Elizabeth commande sa première paire. La fondatrice fuit le nazisme. Elle s’établit en Grande-Bretagne avec une valise pour unique bagage. Celle-ci renferme le strict minimum ainsi que quelques échantillons de jersey. Avec ce tissu, elle confectionne des gants entrés dans la légende. De nos jours, Geneviève Lawson, héritière, perpétue la tradition. La souveraine soutient la création britannique et encourage les structures familiales. Elizabeth II, qui a le sens pratique aigu, les commande en suédine, une matière plus facile à entretenir que le cuir ou le …