All posts tagged: Jubilé de platine

Sac et umbrella

Le style est dans le sac. 1968. La France fait sa révolution. A Londres, Elizabeth II trouve le graal chez le maroquinier Launer. Elle jette son dévolu sur un réticule minimaliste, léger, dépourvu de fermoir et de compartiment dont les grandes anses permettent le porté main. La reine le tient comme avant, calé dans le creux du bras. Une fois adoubé, elle ne le quitte plus. Le modèle Traviata a ses faveurs. C’est l’un de ses plus fidèles compagnons de route. Le personnel du palais la voit traverser les interminables corridors munie de son royal it-bag. Sans lui, ses tenues lui semblent incomplètes. Le garder près d’elle la rassure. Il lui devient consubstantiel et elle s’en sert aussi pour communiquer avec sa garde rapprochée. Il se murmure qu’un langage codé aurait été mis au point avec les services secret dans le but d’éviter les situations embarrassantes. Sa Majesté a plus d’un tour dans son sac !  Passé d’un bras à l’autre, il signifie qu’elle souhaite mettre un terme à une conversation qui s’éternise. Un conseiller intervient sur …

Chapeaux bas

Cerises confites sur le pudding, les chapeaux ponctuent le show royal. Ils envoient des messages. Les tonalités et les accessoires sont de véritables armes de communication. On pourrait consacrer un chapitre entier aux bibis, béguins, toques, turbans. « Je dois être la seule femme au monde à porter encore le chapeau », reconnaît l’intéressée. Indeed ! Ils sont facétieux surtout dans les années soixante-dix. Encensés ou bien moqués, les mauvaises langues les comparent aux bonnets de piscine. Citons le farfelu spaghetti (Berlin), celui à parterre de pétales (Derby d’Epsom), l’envolée de papillons (Gernadier Guards), le pillbox en velours fuchsia (tunnel sous la Manche), le coquelicot power (Maroc) et les pompons plumes façon chrysanthèmes (Kyoto). Peu importe ce que l’on écrit, la grand-mère des princesses d’York ne coiffera jamais au poteau les bibis baroques de ses petites-filles Beatrice et Eugénie, étrennés aux noces de Kate et William. Si les toilettes de Sa Majesté sont discrètes, la fantaisie vient du chapeau. En 1977, un modèle exécuté dans la couleur préférée des fillettes, consacre le jubilé d’argent. La reine voit la …

Le manège à bijoux

Croire au pouvoir de l’accessoire est l’un de ses mantras. Ma’am réalise le rêve de toutes les femmes : plonger la main dans la cassette débordant de joyaux, l’un des plus grands trésors d’Europe. Ses pierres précieuses ont de quoi rendre jaloux le sapin de noël érigé au château de Sandringham. La liste des pierres précieuses vampant ses toilettes donne le tournis : broches jardinière Cartier, Carrington, Cullinan ( taillée en poire dans le célèbre diamant), nœuds hérités des reines Victoria et Mary, bijoux de cheveux, les bracelets Art Déco en diamants dessinés par le prince Philip et le modèle rose d’York, le colliers Dagmar de la reine Alexandra, celui en perles et diamants du jubilé d’or de la reine Victoria, les améthystes (collier et boucles d’oreilles) appartenant à sa trisaïeule, la fameuse Suite Victorienne en saphirs et diamants, présent de mariage de son père, ainsi que les parures offertes par le nizam d’Hyderabad et les rois Faisal et Khalid d’Arabie Saoudite, exécutées par le joaillier Harry Winston. Dans la vie de tous les jours, elle a …

Fur free

Déclinées en manteau, étole, cape, les fourrures sont un puissant marqueur de royauté, au grand dam des précurseurs de la protection animale. Celles d’Elizabeth II sont en renard, vison et zibeline. Enveloppée dans une fourrure blanche, elle rend visite au Premier ministre Churchill au 10 Downing street. En fourrure, elle procède à l’ouverture annuelle du Parlement. Devant 250.000 personnes massées dans le stade Old Delhi, elle délivre un discours, lovée dans une chauffeuse en vison blanc. En couverture du Time, on devine la fourrure rapportée sur une splendide robe de cour. Conviée au mariage de John Spencer, vicomte d’Althorp (père de la future princesse de Galles), Elizabeth II fait une entrée très photographiée à l’abbaye de Westminster. Ce jour-là, elle souligne sa toilette de cérémonie d’un opulent vison. La reine suit les tendances du moment et croit faire bonne impression en se rendant à une course hippique, calfeutrée dans une pelisse en peau de léopard. Des boots à petits talons accompagnent le manteau très controversé. Les défenseurs des espèces menacées montent aussitôt aux créneaux. Chaque …

Kate et William à la garden-party

Toujours prêts à servir la Couronne, le duc et la duchesse de Cambridge animent la traditionnelle réception. Le prince William fait son retour en habit de cérémonie, la duchesse opte pour la couleur pastel. Ce mercredi, le palais de Buckingham recevait les délégations d’associatifs. Préférant économiser ses forces pour son jubilé, Sa Majesté a demandé à son petit-fils dévoué et à sa loyale épouse de la représenter. Le comte, la comtesse de Wessex et la princesse Beatrice se sont également mobilisés afin de converser avec un maximum d’invités. Kate a réservé un accueil particulier à son vieil ami Manfred Goldberg, survivant des camps de la mort rencontré en Pologne. La duchesse Catherine a remis une robe longue à son goût. Son chapeau sculpté Philip Treacy abrite une fleur géante. Et les parapluies étaient de la partie.

Haute couture royale

Surtout pas de tralala ! La reine ne valide que les vêtements sobres, fonctionnels et seyants. Tout ce qui est ornemental est banni de ses armoires. De jour, elle calme le jeu, décline les tenues smart auréolées de perles fines. C’est ainsi que la souveraine veille aux affaires. Elle ne commande pas ses vêtements parce qu’elle les a vu dans Harper’s Bazaar. Sa garde-robe se veut avant tout pragmatique. La mode royale selon Elizabeth II renvoie l’image d’une reine appliquée et respectable, pas celle d’une fashion victim. Le dress code obéit à des règles strictes. Robes, tailleurs et manteaux ont pour unique fonction de la servir et de la mettre en valeur. Ils se doivent d’être sans chichis, pratiques et confortables. That’s it. Les fournisseurs lui soumettent leurs plus beaux coupons, de préférence unis. La cliente royale ne jette son dévolu que sur les étoffes qui ont de la main et qui ne se froissent pas. Elle doit être impeccable à sa descente de voiture. Diana, quant à elle, dût faire les frais d’une sortie de …

Elizabeth II Regina

Lilibet devient princesse royale. Sur le portrait familial pris le jour du couronnement, le roi et la reine posent avec leurs enfants. Deux couronnes médiévales ornent les coiffures en boucles des princesses. La seconde prétendante au trône d’Angleterre emboîte maintenant le pas à son père … c’est le temps de l’apprentissage. Tailleurs et manteaux cintrés lui donnent de l’assurance. En a-t-elle besoin ? Force est de constater que la future reine a du répondant et le sens des responsabilités. A un officier de marine qui lui fait faire le tour d’un vaisseau et s’adresse à elle en la qualifiant de « ma petite dame », celle-ci répond derechef : Je ne suis pas votre petite dame. Je suis la princesse Elizabeth ! Qu’on se le dise. Au mariage de son oncle George, duc de Kent, un spécialiste du portrait de cour la photographie dans sa toilette de demoiselle d’honneur. La machine à rêve de la monarchie se met en marche. Il n’y a qu’à observer George VI et les siens, à l’heure du thé, pour prendre une leçon de chic …

L’âge heureux

Feuilleter l’album de l’enfance, c’est pénétrer dans un univers feutré. Une bulle dorée où les princesses s’habillent en petite fille modèle. Leur mère, la duchesse d’York, règne sur la garde-robe. Leur père aussi. Le futur George VI se passionne pour les tendances, dessine ses costumes et a son mot à dire dans le choix des vêtements de ses deux filles. Son épouse commande du pur style aristocratique anglais. Robes évanescentes aux volants victoriens, cotonnades fleuries assorties à des cardigans, manteaux de tweed, pulls shetland, kilt et babies vernies entrent dans le dressing. De savoureux chapeaux font leur apparition pour les grandes occasions. Une photo représente Lilibet en calèche. La petite-fille de George V étrenne un chapeau en feutre rose serti de fleurs. Si la coiffe est à croquer, il lui tarde de détacher la bride sous le menton qui lui gratte le cou. La fillette n’imagine pas un instant que sa collection vertigineuse de bibis fera couler beaucoup d’encre. Dans le parc de Windsor, la sœur aînée de Margaret électrise déjà les foules. Les invités …

God Save The Dressing

Le Boudoir de Kate Middleton s’associe aux célébrations du Jubilé de platine. Il salue 70 ans de règne et d’élégance et vous présente sa série haute couture “God Save The Dressing”, un récit très apprécié de Sa Majesté. La mode passe comme un train. Le style reste. Elizabeth II l’a bien compris. Son style unique défie le temps. A la Cour des Windsor, l’icône c’est ELLE ! Une silhouette se présente. Manteau et chapeau pimpants, gants, sac de dame et perles fines, Sa Majesté s’est forgé une identité visuelle reconnaissable depuis la grande muraille de Chine. Ses propositions multicolores, ses couvre-chefs potagers, ses corgis sont des repères rassurants dans un monde en perpétuel mouvement. « Il n’y a rien de moderne dans sa façon de s’habiller », proclame un critique de mode du Washington Post. Pourtant son allure continue d’inspirer les créatifs. Ouverte aux idées de son temps, utilisatrice des outils numériques, cette tête couronnée hyper connectée mise tout sur les classiques. Il est vrai que son style n’a que très peu évolué. Elizabeth cultive le classicisme tout …

La montre collector

Tout jubilé qui se respecte laisse dans son sillage une kyrielle de produits dérivés. A l’occasion du soixante-dixième anniversaire de règne de Sa Majesté Elizabeth II, la Firme royale et les marchands de souvenirs proposent moult goodies à collectionner. God Save The Watch ! S’il ne fallait en choisir qu’un, ce serait la montre Swatch à l’effigie de la souveraine. Tout le climax royal est représenté dans une iconographie enfantine. La reine pimpante, son style unique, son chapeau surmonté d’une fleur, son réticule et son plus fidèle compagnon le corgi. Un must have à s’offrir sur le site officiel Swatch (modèle en rupture de stock, s’inscrire pour être informée de sa disponibilité), vendu également à partir du 7 juillet chez Maty.