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L’adieu à la reine

Elizabeth II faisait partie de la vie intime de chaque famille. Nous avons tous grandi avec les chapeaux fantasques et la silhouette haute en couleurs de la reine d’Angleterre. La statue du Commandeur s’en va. Elle laisse un peuple orphelin et une habilleuse inconsolable. Le grand livre de l’Histoire se referme. C’est la fin d’une ère.

2 Juin 1953 le sacre d’une reine

« Je jure de servir mon pays que ma vie soit longue ou brève », affirme la princesse héritière, dans le discours fondateur, prononcé au Cap, en 1947. Jamais la souveraine n’a déposé le fardeau royal. Quand elle est couronnée reine, les caméras filment son visage de près. « Elle a 100 ans », observent alors les reporters. Le sérieux et la maturité se gravent sur ses traits. La jeune femme fait du devoir sa ligne de vie. Et sa vie fut dense. Il lui a été accordé de fêter son dernier jubilé au mois de juin, d’inviter l’ours Paddington à prendre un tea time au palais, d’inaugurer sa propre ligne de métro. Après 70 ans de règne –elle est couronnée alors que Staline est au pouvoir-la fille de George VI tire sa révérence. On la croyait immortelle. Pourtant l’inéluctable s’est produit. La reine n’est plus. Elle emporte avec elle une certaine idée de la monarchie, une élégance absolue, une manière de saluer les foules d’une main gantée par la maison Cornelia James.

Reine du style. Le 6 mai 1960 Sir Cecil Beaton photographie Sa Majesté le jour du mariage de sa sœur la princesse Margaret

Jeudi 8 septembre, les photos des écoliers Cambridge égayent la Toile. Les images de la famille modèle fondée par Kate et William sont vite remplacées par un communiqué inquiétant, sonnant comme un coup de glas : les médecins de Sa Majesté se disent très préoccupés par son état de santé. Ses proches sont rappelés de toute urgence à son chevet. Le prince Harry suspend sa tournée en Europe pour faire route vers Aberdeen. Les journalistes de la BBC s’habillent de noir. La chaîne passe en édition spéciale. L’heure est grave. L’archevêque de Canterbury et les Britanniques prient ardemment.

Affaiblie par le poids des années, la perte de son bien-aimée Philip, l’infection Covid, des difficultés à se mouvoir, la mère de la nation rend son dernier souffle, “paisiblement“, le 8 septembre à 19h30. L’histoire du monde part avec elle. Sa disparition prend une résonnance planétaire. Le Royaume-Uni et ses territoires sont en état de choc. L’émotion étreint le monde. Bien sûr, les signes ne trompaient pas. Détail inhabituel, son fils aîné Charles lui rendait visite tous les matins, depuis peu. Parvenue au crépuscule de sa vie, la veuve n’était plus que l’ombre d’elle-même. Elle assurait, malgré tout, un nombre restreint d’obligations, aidée de son bâton de berger. La reine a tenu promesse, elle a servi la nation jusqu’au bout.

Dernière apparition de la reine Elizabeth au château de Balmoral. Photo Jane Barlow

Mardi 6 septembre, encore plus vulnérable, revêtue d’un cardigan gris et d’un kilt assorti-le style encore et toujours-elle adoube le 15e et dernier Premier ministre de son règne, en lui tendant une main bleuie d’un hématome, que l’on n’a pas cherché à dissimuler. Ce sera sa dernière apparition publique. Elle décède deux jours plus tard. Jane Barlow, la photographe chargée de fixer la rencontre sur pellicule, s’est dite honorée d’avoir eu ce privilège. Elle décrit une souveraine très fragile à l’esprit pétillant, avec laquelle elle a échangé quelques mots, le fameux small talk, à propos de la météo. Le portrait où la reine apparaît seule, près de la cheminée, prend une dimension particulière aujourd’hui. Le monarque courage a puisé dans ses dernières ressources d’énergie pour accueillir la cheffe du gouvernement. De son vivant, elle prépare l’avenir de la Couronne. Une régence implicite, pilotée par le prince de Galles, s’est mise en place. Se sentant faiblir, Elizabeth II exprime sa volonté. Elle souhaite que Camilla, duchesse de Cornouailles, devienne reine consort quand son époux montera sur le trône.

La princesse de Galles et ses deux enfants partagent la même voiture que la reine consort

Kate perpétue la tradition du chapeau de deuil à voilette

La disparition de la reine déclenche les dispositifs « Licorne » et « Le pont de Londres s’effondre », préparés dans les années 60. Car il s’agit bien d’un effondrement des esprits. La couronne passe à Charles III. Immédiatement, une autre vie royale se met en place. Charles prend les commandes, le Twitter des Cambridge change d’habillage, princesse Catherine reçoit les perles de Sa Majesté en héritage. La couronne doit toujours gagner. La royauté ne connaît pas de période de vacance. Le nouveau souverain entre en même temps dans l’histoire, devenant le plus vieux prince de Galles à devenir roi. Comme le veut la tradition, naissances et décès font l’objet d’un affichage aux grilles du palais de Buckingham. Le faire-part est mis en évidence, relayé par un portrait en noir et blanc, de feue Sa Majesté, sur les réseaux sociaux de la monarchie. Bravant la pluie- même le ciel pleure- les londoniens affluent en direction du palais, alors qu’il n’y a personne à l’intérieur. Les micros tendus aux Britanniques recueillent leurs premiers témoignages : « On n’aurait pas pu avoir de meilleure reine. C’était une femme merveilleuse ». D’autres voix, plus tranchantes, vocifèrent : « Nous ne voulons pas de lui comme roi » ! Les sondages d’opinions ne plaident pas en la faveur de Charles. Ils souhaitent que William coiffe la couronne de St Edward.

L’hommage photographique dans les rues de Londres. Credit Lundonlens

Commencent alors le fleurissement des résidences royales. Au moment de l’annonce tant redoutée, un double arc-en-ciel se dessine derrière l’imposante façade du palais londonien. Le pays tout entier se drape dans le deuil et le silence. La nation s’immobilise. Les drapeaux sont mis en berne. 96 salves de canons sont tirées depuis Hyde Park, comme autant d’années de vie. Les leaders internationaux adressent leurs condoléances. Le président Emmanuel Macron salue « la reine de cœur, amie de la France et le géant du siècle“, le président Biden évoque “sa dignité et son exemplarité“, Barack Obama mentionne « le phare de stabilité et de résilience », les présidents Poutine et Zelensky envoient leurs hommages, au-delà de la guerre sévissant en Ukraine. Le pape déclare être « profondément attristé ». La capitale hisse les couleurs de la souveraine. Des portraits lumineux ,pris aux différentes saisons de la vie, remplacent les écrans publicitaires. Les mouvements syndicaux reportent les grèves, les émissions de divertissements sont suspendues, la Fashion Week annulée. Netflix remet à plus tard le tournage de la saison 6 de la série The Crown. Labels de luxe et fournisseurs made in UK rédigent leurs témoignages. Sur son compte personnel, Paddington poste quelques lignes pour dire merci à Ma’am. Paris, ville-lumière qu’elle qualifiait de « scintillement brillant dans les imaginations » fait éteindre la Tour Eiffel.

Le discours d’un roi
Proclamation de Charles III au Palais St James

Elizabeth II Regina laisse à son successeur un royaume à son plus haut niveau de gloire ainsi que trois générations de rois. Mais une nouvelle ère pleine d’incertitudes s’ouvre. Charles III a du pain sur la planche. Délitements intérieurs, tensions au sein du Commonwealth, désirs d’indépendance, effets boomerang du Brexit, crise économique, sociale et énergétique sont autant de défis que le roi et sa Première ministre devront relever. Jugé trop interventionniste du vivant de sa « darling mamma », le monarque doit régner en faisant preuve de réserve. Chose difficile pour un homme qui n’a pas sa langue dans la poche mais qui a promis de se taire une fois sur le trône. Sa mission : entretenir le lustre de la monarchie tout en cultivant la distance pour ne pas ressembler au commun des mortels.

Mercredi 14. La princesse Catherine suit la procession en marche vers Westminster Hall
Derrière la voilette, les larmes d’une princesse
Mardi 13 septembre. Les Galles accompagnent le convoi au palais de Buckingham. La princesse agrémente sa robe noire d’un triple rang de perles fines appartenant à la souveraine, bijou associé au deuil chez les Windsor

Rivés à leurs écrans, les téléspectateurs vivent les débuts du règne. Proclamé roi par le Conseil d’accession, Charles III s’adresse à ses sujets de Grande-Bretagne, d’Ecosse, d’Irlande du nord et du Commonwealth. Il a rédigé un magnifique discours, belle déclaration d’amour à sa reine de cœur Camilla et à ses deux fils. Il est fier de présenter William en tant que nouveau prince de Galles (avec effet immédiat) et duc de Cornouailles, avec Catherine à ses côtés, sans oublier Harry et Meghan qui “façonnent leur nouvelle vie”. La duchesse de Cambridge reprend le titre de lady Diana. Un titre que la nouvelle reine consort avait eu l’élégance de refuser, afin de ne pas provoquer les défenseurs de “la princesse du peuple”, pour lesquels il ne peut y avoir qu’une seule princesse de Galles. Le grand-père paternel de Lilibet et Archie Sussex peut, par lettres patentes, accorder les titres de prince et princesse à ses petits-enfants. L’avenir nous le dira. La prochaine biographie du prince Harry inquiète William et son père. Il ne faudrait pas que de nouvelles révélations viennent obscurcir les premiers pas du nouveau monarque. Charles III poursuit son allocution. Il se décrit « élevé dans le sens du devoir des autres » et s’engage à assurer la continuité et à préserver l’église anglicane dont il est le chef suprême. Le roi insiste sur la justice sociale, en référence à un gouvernement libéral. Dans la foulée, il lance la grande opération de séduction des foules, à grand renfort d’étreintes et d’embrassades. Le successeur d’Elizabeth II est pris dans un faisceau de cérémonies, d’obligations et de déplacements. Pour la première fois depuis 70 ans, les mesures du God Save The King retentissent sous la nef de la cathédrale Saint–Paul. Sous peu, billets, monnaie, timbres, passeports à l’effigie du monogramme EIIR deviendront collectors.

Le cercueil quitte le palais royal pour être exposé dans le hall du Parlement

Doit-on y voir un dernier pied de nez ? Alors que l’Ecosse aspire à prendre son envol, Elizabeth II meurt en reine des Highlands. A Balmoral, le convoi funéraire entreprend un long périple, emmené par une princesse Anne effondrée. Il traverse l’Ecosse puis rejoint la capitale. Posé sur une prolonge d’artillerie, le cortège funèbre traverse la ville, suivi par le roi, ses deux fils, la princesse royale, les princes Andrew et Edward. William se revoit adolescent en train de marcher derrière le cercueil de sa mère. Big Ben émet un son sourd qui se fond dans les accords de la marche funèbre de Beethoven. De nuitée, le corbillard franchit l’entrée principale du palais de Buckingham sous les applaudissements. Il est suivi par les voitures des Windsor. La solennité efface tous les sourires de représentation.

Les Fab Four , la photo que les Britanniques attendaient
Kate et William à Sandringham le 15 septembre
La princesse Catherine prend le temps de lire les messages glissés dans les bouquets de fleurs
Premier sourire offert aux fans de la Couronne
Les Galles en visite à Pirebright (Surrey). Le prince et la princesse remercient les troupes du Commonwealth qui participent aux obsèques nationales de la reine Elizabeth

Samedi 10 septembre, les Fab Four offrent l’image inattendue d’une famille soudée dans l’épreuve. Le prince William serait à l’origine de ces retrouvailles de façade. Les relations entre les deux frères sont explosives mais il faut donner le change en jouant le spectacle des apparences. Les Windsor sont la représentation de l’unité du royaume. S’ils se divisent, le peuple le sera aussi par effet de miroir. Quoiqu’il en soit, cette réconciliation met du baume au cœur des Britanniques. Les Galles flanqués des Sussex vont voir les bouquets déposés devant le château de Windsor. Ces images en rappellent d’autres aux princes qui ont honoré la mémoire de leur mère, à l’occasion du 25e anniversaire de sa mort. Kate raconte aux fans, comment son fils Louis a réagi à l’annonce du décès de Gan-Gan : « grand-mère a rejoint grand-père ». Harry confie que « peu importe la pièce où l’on se trouvait à Windsor, la présence de sa grand-mère était partout ». Après 40 minutes passées à consoler les sympathisants, les royaux regagnent leurs cottages respectifs. Dans la même semaine, le prince William et sa dulcinée couvrent leur premier engagement en tant que prince et princesse de Galles, dans le Norfolk. A Sandringham, ils s’arrêtent devant le parterre floral et engagent la conversation. Le couple princier assure son rôle avec douceur et sympathie. Les Anglais les adorent.

  

L’hommage de l’Ecosse à sa souveraine. Une couronne de roses blanches et de dahlias cueillis dans le jardin de Balmoral surmonte le cercueil
Mercredi 14. La princesse de Galles et la duchesse de Sussex assistent à la cérémonie célébrée à Wesminster Hall
Les visages endeuillés de Catherine de Galles et Sophie de Wessex. L’épouse du prince Edward était très proche de la reine
Le prince Edward suivi des Galles et des Sussex. Meghan et Harry se distinguent en se tenant la main

A Westminster Hall, Charles III et les siens assistent à une cérémonie sobre, mêlant larmes et révérences. Après s’être recueille, la famille royale s’éclipse, laissant la souveraine à son peuple. Munis d’un bracelet sésame, les pèlerins sont des milliers à venir s’incliner devant le catafalque, trônant dans le hall du Parlement. Il faut faire preuve de patience : compter 14 heures pour espérer se recueillir brièvement. Le peuple d’Angleterre donne une leçon de civisme au monde. Tout se déroule dans le calme et le respect. Il n’y a quasiment pas de service d’ordre. Vendredi 16 septembre, un forcené profite de l’occasion pour poignarder deux policiers. On interdit aussitôt l’accès au cercueil d’Elizabeth II. L’instant le plus émouvant fut la veillée des huit petits-enfants. Conduite par le prince William, la famille entoure la dépouille royale et se recueille dans un silence de cathédrale pendant 17 minutes. Accompagné de son successeur, le roi va au contact de ses sujets massés aux abords du Parlement. Il cultive la proximité. En regardant la peluche Paddington que lui présente une femme, Charles mentionne que c’était “l’ours préféré de sa mère“. Toujours très prévenant envers son peuple, le nouveau prince de Galles pose des questions, demande à un petit garçon qui a l’âge de son fils George si il n’a pas trop froid. La communication de ce nouveau règne change. La distance observée par la souveraine appartient au passé.

Samedi 17 septembre. Les petits-enfants de la reine lui rendent un dernier hommage
Arrivée de la duchesse de Sussex. Les boucles d’oreilles en perles et diamants ont été offertes par la reine
Lundi 19 septembre. Carole et Michael Middleton, les parents de la princesse de Galles se rendent aux obsèques
Le prince George et la princesse Charlotte accompagnent leur mère aux obsèques
Telle mère, telle fille. Charlotte, princesse modèle, coiffe son premier chapeau
Catherine the Great a remis le collier de perles qu’elle portait aux obsèques du prince Philip
Le cercueil de la reine remonte la nef de l’abbaye de Westminster au son d’une musique de Purcell. Les fleurs ont été cueillies dans les jardins de Buckingham Palace, Clarence House et Highgrove, à la demande de Charles III. Le roi et les Galles ont écrit chacun une dédicace sur une carte frappée de leurs monogrammes
Kate et les enfants vus de haut. Trop jeune pour assister à une telle cérémonie le prince Louis est resté à la maison
Catherine et Meghan unies dans l’épreuve. La broche fer à cheval de la princesse Charlotte est un cadeau de son arrière-grand-mère
Le roi accompagne sa mère vers sa dernière demeure
Les corgis font leur adieux

Le dernier acte se déroule le lundi 19 septembre, jour férié en Grande-Bretagne. L’aéroport d’Heathrow interrompt le trafic aérien durant une demi-heure. Ils sont fous ces Anglais, une admiratrice de la royauté emporte les cendres de sa mère aux funérailles. Londres devient une place forte. Les obsèques, véritable casse-tête sécuritaire, se déroulent sous très haute surveillance à l’abbaye de Westminster. La défunte y tenait: c’est là qu’elle a prononcé ses vœux de mariage et qu’elle a reçu la couronne. La plupart des chefs d’Etats et dignitaires y assistent, ainsi que l’ensemble des têtes couronnées. L’empereur du Japon a fait le voyage.

Prières, musiques et cantiques, voulus par feue Sa Majesté, reflètent les traits de sa personnalité. Ses arrière-petits-enfants, George et Charlotte, prince et princesse de Cambridge, se conduisent de façon exemplaire. Ils ont de qui tenir. La sœur du futur roi rappelle à son grand frère les règles du protocole: il convient d’incliner la tête au passage du cercueil. On se souvient que la fillette l’avait repris au balcon en lui indiquant de ne pas poser ses coudes. Le joueur de cornemuse personnel d’Elizabeth II joue la dernière complainte. La procession quitte la capitale sous une flopée de fleurs. Le convoi prend la direction de Windsor. Devant le château préféré de la reine, son cheval Emma attend son arrivée. Le foulard en soie de la défunte a été déposé sur la selle. Sur le perron, les corgis tenus en laisse attendent aussi le retour de leur propriétaire.

Les caméras filment l’ultime office religieux. Débarrassée des attributs royaux, le cercueil en chêne anglais s’enfonce dans la crypte royale. A 20h30, heure française, les Windsor font leurs adieux à cette souveraine légendaire. Son fils aîné jette une poignée de terre de Windsor. Ma’am va enfin retrouver celui qui l’a devancé de quelques pas.

Reine de l’image et des médias, Elizabeth invite 20 caméras à filmer son couronnement. Combien seront-elles à retransmettre ses funérailles ? On attend quatre milliards de téléspectateurs.

« Elle était l’esprit de la Grande-Bretagne, et cet esprit perdurera », proclame, Liz Truss, la Première ministre du Royaume-Uni. « Dieu réunit ceux qui s’aiment », chante Edith Piaf, que la princesse héritière avait vu se produire sur la scène d’un cabaret parisien.

Le show royal demeure. Les arbres plantés par la reine d’Angleterre continueront de reverdir. En novembre, la saison 5 de The Crown rejouera la petite musique de Lilibet sur la plateforme Netflix.

God Save The King.

La princesse de Galles et ses deux enfants à Windsor
Le cercueil franchit le seuil de la chapelle Saint-George de Windsor
Le visage grave de la princesse de Galles
Le chagrin de la princesse Charlotte
Dernier portrait de la reine mis en ligne par le Palais. Il a été pris à Windsor, avant le jubilé de platine. Elizabeth II porte les broches offertes par son père pour ses 18 ans

9 Comments

  1. Depuis l’annonce du décès de la reine Elisabeth II, tous les membres de la famille sont parfaits et la princesse de Galles a fait comme à son habitude un “sans faute”, alliant élégance et sens profond de la fonction royale et de la famille!
    La présence de Charlotte et de George est une bonne chose: ils entrent ainsi davantage dans la compréhension de la mort de leur arrière-grand-mère et de leur appartenance à une famille au destin “spécial”.
    Leurs remarquables tenues tout au long de la cérémonie ; cela est un beau gage d’avenir pour les britanniques.

  2. Lady M. says

    Merci Lynda pour ce magnifique article, très bel hommage à sa Majesté la Reine, puisse t’elle reposer en paix auprès de ceux qu’elle a tant aimé 🖤

    God save the King !

    Lady M.

  3. Marie de Brocéliande says

    Bonjour à toutes les ladies. Beaucoup de choses m’ont frappée dans ces funérailles. Le nombre impressionnant de personnes venues rendre hommage à la Reine, la tristesse du roi Charles, la fidélité d’Anne, qui n’a pas quitté sa mère d’une semelle, la petite silhouette de George parmi tous ces adultes, la classe et la dignité de la nouvelle princesse de Galles, l’accompagnement attentif de la reine Camilla. Une grande dame s’en est allée. Elle a littéralement fait partie de nos vies.

  4. Catherine says

    Bonsoir
    Fidèle lectrice du Boudoir depuis de nombreuses années, je tiens à commenter pour la première fois ce soir pour relever votre élégance Linda tout au long de ce magnifique texte à n’avoir relevé que les symboles sur les toilettes et pas les griffes de celles ci.

  5. Thérèse says

    Bonsoir,
    Merci beaucoup Lynda pour ce résumé si bien documenté, agrémenté de photos magnifiques et touchantes! Je dois avouer que j’ai versé quelques larmes lorsque le Roi Charles 111, ému, regardait le cercueil de sa mère descendre dans le caveau de la chapelle à Windsor. Je ne pourrai jamais oublier cette Reine❣️

    • Marie de Brocéliande says

      Bonjour chère Thérèse,
      Mais comment avez-vous pu voir le cercueil de la Reine descendre dans le caveau de la chapelle à Windsor puisque c’était une cérémonie exclusivement privée ? J’aimerais savoir. Je partage votre chagrin car moi aussi, je n’oublierai jamais cette Reine exemplaire et unique.

      • Nathalie says

        On l’a vu descendre après que la couronne et le sceptre ont été ôtés. Ça faisait d’ailleurs un drôle d’effet. Après il devait être remonté pour être ensuite redescendu dans le caveau familial lors de la cérémonie privée finale. (Si j’ai bien compris)

  6. Libellule says

    Très belle évocation Lynda ..à la hauteur.de ce cérémonial de tous les superlatifs….!!!Le choc de la puissance et sa fragilité…interpelle les inconscients du Monde….!!!! Le portrait de la Reine par Cecil Beaton…la rend éternelle dans sa jeune Beauté…et la complétude de sa présence…!!!

  7. Bouchra says

    J’ai suivi en directe les funérailles de mon bureau…c’était une journée plutôt calme, don j’ai pu gérer! Je n’ai pas pu m’empêcher de me lever et de lui faire la révérence au moment où elle entrait à la chapelle et au moment où son cercueil la quittait…beaucoup d’émotions!
    Plusieurs choses m’ont marquée : l’impressionnante organisation (sans faute) de ces funérailles, l’impressionnante fille d’attente, pendant plusieurs jours pour rendre hommage à la Reine, la veillée des princes, les tenues parfaites de toutes les ladies de la famille royale et à leur tête notre nouvelle princesse de Galles, l’apparition surprise des “Fab four”…
    Rest in peace Queen Elizabeth!
    God save the King!

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