Jubilé de platine
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Une reine en liberté

Hors représentation, elle s’invente ce style simple, comble du chic. La reine et le prince consort s’offrent  un portrait d’anniversaire célébrant les noces d’argent. Au premier plan, les éternels amoureux regardent dans la même direction. L’icône de la cour arbore sa tenue bucolique de prédilection: le col roulé et le pardessus en tweed, du nom de la célèbre rivière dans laquelle on rince les lainages afin de leur donner du moelleux. En arrière-plan, la nature écossaise indomptée sert de décor naturel. En twin-set, blouses, jupe pied-de-poule, coiffée d’un foulard noué façon fichu, elle se compose un vestiaire bien à elle. La couronne propose d’autres images campant une reine plus intime. Pendant que le prince Philip dispute un marathon, son épouse s’offre un quart d’heure de tendresse. Assise sur l’herbe, elle câline ses chiens. Ce jour-là, elle a choisi de porter un gilet au point irlandais, une jupe en tweed et une gabardine. Sur d’autres clichés qui font la une des magazines, Sa Majesté et sa meute canine se font tirer le portrait à Windsor. La reine troque ses tenues de travail contre la panoplie relax. Il lui arrive même de sortir avec ses bigoudis dissimulés sous un fichu de soie. Tant pis pour le spectacle des apparences ! Présentée sous une attitude moins corsetée, elle séduit un autre public.

Les jours off – les mallettes rouges contenant décrets et rapports ministériels la suivent dans ses châteaux secondaires- elle définit une grille vestimentaire plus rustique. Les ensembles plus souples succèdent aux tenues formelles. Dans ces contrées plus sauvages, elle s’habille comme les fermières des Highlands, enfile un chandail bien chaud acheté chez Pringle of Scotland ou Ballantyne, une jupe écossaise ; s’isole des frimas grâce à sa veste matelassée Barbour, chausse les bottes en caoutchouc. Prévoyante –en Ecosse le ciel vire au gris ardoise- elle emporte un poncho. Un foulard griffé Hermès ou Burberry préserve sa coiffure. Encore une tradition héritée de l’ancien temps. Les élégantes le portaient en voiture décapotable pour ne pas être toutes ébouriffées.   

Equipée d’un bâton de randonnée, escortée d’un garde-chasse, Ma’am part à la conquête des grands espaces. A pieds ou à cheval, elle se ressource au cœur de la nature. Une photo la représente parcourant ses terres, vêtue d’une veste d’écuyère et d’un jodhpur, désignant du doigt Balmoral, le château gothique édifié par le prince Albert. La cavalière préfère le foulard à la bombe. C’est dans sa panoplie de grand air et sur un skateboard que l’artiste de rue Catman la dessine. La peinture est visible à East Dulwich, Londres.

Prochain épisode : Le chant du cygne du dressing

2 Comments

  1. Aurelie says

    Merci Lynda pour ce nouvel épisode.
    En fait ce que j’aime particulièrement chez la Reine Elizabeth II c’est son authenticité.
    Elle reste elle-même.
    D’une certaine façon notre Duchesse est aussi comme ça.
    Bon mercredi.

  2. Marie de Brocéliande says

    Voilà la reine que j’aime ! C’est ainsi qu’elle aurait d’ailleurs dû vivre, dans la campagne et vêtue de tenues pratiques, chaudes, intemporelles. Kate a ce petit côté… Quand je vois les enjambées qu’elle faisait sur votre photo, Lynda, j’imagine la souffrance qui doit être la sienne de ne plus pouvoir parcourir la lande ou simplement faire de longues balades avec ses corgis. Belle journée à toutes ! Les festivités approchent. La Reine sera-t-elle présente ? Qu’en pensez-vous, Lynda ?

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