Le retour discret de la princesse Catherine

Les choses bougent doucement. La princesse de Galles fait sa rentrée professionnelle. Elle remet le pied à l’étrier avec optimisme et prudence. C’est en toute discrétion qu’elle a réuni ses collaborateurs de la petite enfance, la cause emblématique de ses affaires philanthropiques.

Neuf mois sont passés

Janvier 2024. La révélation de l’hospitalisation de la princesse du Royaume-Uni, pour une intervention abdominale planifiée, provoque la stupeur générale. Assise seule sur un banc et entourée de jonquilles – la fleur nationale du Pays de Galles – Kate révèle souffrir d’un cancer et suivre une chimiothérapie. Le palais indique dans la foulée qu’elle reviendra à Pâques. Filmée dans un cadre naturel, la convalescente laisse entendre, quelques mois plus tard, qu’elle espère pouvoir se tenir au balcon de Buckingham Palace en juin, et qu’elle sera capable d’assurer un nombre restreint de sorties publiques. Souhaits exaucés. Elle fait un retour en fanfare à l’anniversaire de son beau-père et suscite une ovation debout à Wimbledon, sous le regard admiratif de sa fille Charlotte. Les vacances estivales s’écoulent paisiblement dans le Norfolk. Puis Kate fait un passage remarqué à Balmoral. George, Charlotte et Louis retournent en classe. L’aîné de la fratrie s’est initié au pilotage. Ses parents l’ont regardé prendre de la hauteur. Le 9 septembre une superproduction réalisée par le publicitaire Will War campe des Galles intimes et câlins…du jamais vu. Une séquence est consacrée aux Middleton et à la balançoire offerte par Charles à Kate et William pour leur mariage. La princesse raconte que la bataille contre la maladie n’est pas gagnée. En visite officielle, son époux joue la carte de la modération : “il reste encore un long chemin à parcourir.” En coulisse, le couple héritier reçoit un message de gratitude pour le don fait à une banque alimentaire récemment pillée.

Vers une reprise partielle

Hier, et pour la première fois depuis de longs mois, la Circulaire de la Cour, le registre qui renseigne les activités des royaux, mentionne que l’épouse du prince William a tenu une réunion de travail au château de Windsor. Les collaborateurs de la petite enfance ont pris place autour de la table. Aucune photo n’a été publiée. Connaissant les goûts vestimentaires de l’icône, nous devinons qu’elle portait un tailleur pantalon, son uniforme préféré. La dernière fois que son prédicat a été reporté sur ce document remonte au 12 décembre. Consultés par The Telegraph, ses proches évoquent une poignée d’engagements honorés si la santé est au rendez-vous. Sa présence à la cérémonie du Souvenir et au concert de Noël est quasiment certaine. La princesse de Galles a d’ailleurs commencé à organiser l’enregistrement de son émission festive diffusée le 24 décembre.

Meet Ella et les petits secrets Middleton

En son absence, le projecteur est braqué sur un évènement. Les mémoires de James Middleton à paraître le 25 septembre, font les gros titres. Dans “Voici Ella : la chienne qui m’a sauvé la vie “, le cadet se raconte. L’auteur accorde l’exclusivité de quelques anecdotes au Daily Mail ( le pacte de solidarité signé par le frère et les deux sœurs avant les fiançailles de la future reine “être toujours là les uns pour les autres en cas de tempêtes. James rédige une touchante dédicace à l’annonce de la maladie et se dit très fier d’apprendre la fin des soins de sa grande sœur et confidente ). Dans ses pages, le père du petit Inigo revient sur la rencontre inopinée de sa girlfriend Alizée Thévenet avec les Galles à Bucklebury. La future mariée a fait connaissance avec sa belle-sœur, un beau matin, au saut du lit, décoiffée et revêtue de la chemise trop grande de son petit ami. Avant de quitter les lieux, la duchesse de Cambridge embrasse son frère et lui murmure à l’oreille “elle est tout simplement géniale”.

12 thoughts on “Le retour discret de la princesse Catherine

  1. Chère Linda, chères lectrices,

    une bonne et heureuse nouvelle ! Pour ce type de famille, il faut savoir qu’entre le tiers et les deux-tiers de leurs activités sont “anonymes”, ou tout du moins pas déclarées à la presse. La charité a, en effet, pour principe d’être discrète et surtout pas de faire du “bruit”. La diplomatie et les engagements royaux, surtout dans un pays en proie à une crise économique et politique aussi importante, demeurent source de très nombreux calculs. Les Gales ne jouent pas que pour eux, loin de là !

    Nul doute que la Princesse de Gales a déjà fait le nécessaire pour son équipe médicale et qu’elle fera (en silence) les dons pour les personnes atteintes du même mal qu’elle. Une preuve de plus quant à la nécessité de rester prudent dans les analyses (surtout quand on ne connaît pas le fonctionnement de ce type de “milieu”) : cela évitera de donner dans la médisance, de colporter rumeurs et mensonges comme de contribuer au harcèlement sur le net.

    J’ai éprouvée une vive honte lorsque j’ai vu un tel déferlement de haine et de folles rumeurs dans la période “avant l’annonce” du cancer de la Princesse. Une honte d’autant plus vive que la fureur était souvent colportée par des mères de famille, des personnes “dans le monde social ou du soin”, censée montrer l’exemple ! La multiplication des jeunes se suicidant après une kabbale menée sur les réseaux sociaux n’a pas suffit, hélas, à la remise en question des comportements sur internet, surtout de la génération des 30/50 ans. La morale est désuète… eh oui… en attendant, on la convoque en cas de drames en se morfondant “on ne comprend pas comment on a pu en arriver là”. Je plaide pour que les plus vives Lumières entrent dans les esprits et montrent l’absolue nécessité de la prudence.

    Meghan Markle, quoiqu’on pense du personnage, aurait pu y laisser sa peau. Diana, certes largement co-responsable de sa relation toxique avec les médias, en est déjà morte. Je ne peux que prier pour qu’enfin, on fiche la paix à Kate Middleton. Soyons responsable nous-même avant d’exiger des comptes aux autres !

    Encore une fois, merci à vous Linda pour votre savoir-être et votre réelle compétence professionnelle !

    Amitiés et prières,

    Manon

  2. Contente qu’elle reprenne doucement ses activités.

    Je suis entièrement d’accord avec vous Manon. Néanmoins, je ne suis pas sur que les gens vont changer. Certains ont besoin de sensationnel, de médisances pour exister ; sans cela, leur vie serait bien morne. Que c’est triste !

    Je fais partie de la génération que vous citez (j’ai 34 ans) mais, comme vous, je ne me reconnais pas dedans. Je suis assez nostalgique des années 90-2000, où il n’y avait pas les réseaux sociaux, la haine en ligne…

    Ce n’était pas rose complétement mais il y avait encore un certain respect pour les gens.

    Peut-être un jour, comme vous le soulignez, la lumière reviendra dans leurs esprits… Gardons espoir.

    En tout cas, c’est un plaisir de vous lire Manon.

    Et encore un merci à Linda pour ses beaux billets.

    Amitiés à toutes

    1. Bonjour Lady Sophie,

      hélas, votre intuition s’est avérée au détour du dernier post de Linda. Je prierai pour que le Bon Dieu pardonne à ses femmes… et surtout ne les punisse pas par là où elles ont fauté. Je ne leur souhaite pas de subir le 10ème de moqueries, d’insultes voilées comme de fausse bienveillance (sous couvert d’esprit critique, très à la mode !) qu’elles déversent en ligne.

      Nous compterons nos morts “poussés à bout par les lolitas”. Une fois n’est pas coutume : je constate, amère, que les femmes tuent autant que les hommes… seulement, elles sont plus perverses, plus manipulatrices, donc ça “passe mieux”. On préfère le meurtre par la rumeur, l’usage des mots que celui par une arme à feu. Quelle époque !

      J’ignore si je resterai très longtemps sur le blog. En tant que catholique, mais aussi qu’humble femme, citoyenne, j’ai des comptes à rendre : je ne peux pas cautionner indirectement un tel déballage de bêtises, vu les conséquences, en restant ici. C’est dommage car Linda fait du très bon travail. Toutefois, à chacune de jauger en fonction de ses responsabilités, de sa foi et de la morale qu’elle s’impose. Cela commence à devenir trop limite dans mon cas.

      Bien des femmes, adorant se réclamer libres et adultes, oublient leur devoir. La liberté d’opinion est encadrée par la liberté d’expression. Or, la loi française est claire : la rumeur, le recours aux mensonges, aux informations non sourcées portant atteinte à la dignité d’autrui sont autant de délits recoupés sous l’appellation “diffamation”. Juger de la santé mentale, conjugale d’une parfaite inconnue est le sujet préférentiel du moment. Original, quand les même personnes réclament toutes les attentions, toute l’empathie sur elle-même…

      Aucun risque avec les Gales, surtout la Princesse, de prendre une peine : comme toute famille régnante, il en faudra beaucoup pour qu’un dépôt de plainte soit enregistrée – et une enquête diligentée. La tolérance pour la faiblesse humaine est souvent large dans ce milieu ! Ces femmes ne courent rien, le savent… et en profitent.

      Je prierai pour que ces méfaits ne retombent ni sur Linda, ni de trop sur la Princesse… et pas davantage sur une lady, trop imprudente ou naïve pour confier sa vie sur le Boudoir. Les louves ont les crocs…

      Je regrette, comme vous, l’internet d’avant. J’ai quitté tous les réseaux sociaux en début d’année et filtre avec sévérité les quelques blogs que je lis encore. Il faut ce qu’il faut ! Dans notre génération, nous sommes de plus en plus nombreux à prendre le même chemin.

      Prenez bien soin de vous, chère Sophie !

      Peut-être à bientôt…

      Manon

  3. Bonjour !

    Un article très riche et intéressant.

    Je suis très heureuse de savoir que James Middleton ne va pas cracher sur sa soeur dans sa biographie. Il y a l’air d’avoir des liens très solides entre les parents et la fratrie, et je trouve ce soutien inconditionnel très beau. Je ne suis pas étonnée que Kate ait accueilli sa future belle-soeur avec bienveillance. Je pense qu’elle donne sa chance aux gens, je suis sûre qu’elle l’a fait pour Meghan. Elle devait sincèrement souhaiter à Harry de rencontrer quelqu’un de bien. Malheureusement, il a choisi quelqu’un qui le poussait à aller vers la colère et la rancoeur plutôt que vers l’apaisement et la construction.

    J’imagine que tout ceci n’est que pure spéculation… Mais quand on voit les Middleton ensemble, Kate et sa soeur à Wimbledon ou les grands-parents avec leurs petits enfants, le langage du corps ne ment pas. Ils ont vraiment l’air de s’aimer et d’être très complices.

    Bien à vous Blanche

  4. Manon, je suis contente de côtoyer une personne qui fréquente les grands de ce monde. Vous allez pouvoir me renseigner. Vous parlez du rôle diplomatique des Galles. Mais quelles missions diplomatiques peut-on confier à un couple n’ayant aucune connaissance ni théorique ni de terrain en géopolitique et ne parlant de surcroît aucune langue étrangère (pas même le Galois !) ? De même, quel avis autorisé sur la santé mentale, Kate et William peuvent-ils opposer à des pédopsychiatres ou des chercheurs en neurosciences n’ayant là encore ni connaissance théorique ni pratique ? En quoi consistent donc les 2/3 de leurs emplois du temps ? Visiblement, depuis janvier, ils lisent des rapports, du moins, c’est ce qu’on nous explique. Et après ? Ils donnent leur avis ? Doit-on en déduire qu’à tout niveau on s’exprime sans prudence ? En notant quand même que discuter sans savoir sur la vie de Kate et William reste sans conséquence. En revanche, disserter sans savoir sur la santé mentale des tout-petits ou la situation politique au Proche ou Moyen Orient peut avoir, à plus ou moins long terme, des conséquences désastreuses. Quant à Meghan, ne croyez-vous pas qu’elle a été plus détruite par la cabale orchestrée et autorisée voire encouragée contre elle que par les commentaires eux-mêmes ? Le peuple ne pense qu’à partir des informations qu’on lui donne. Si toutes les données convergent vers la noirceur, comment voulez-vous que de modestes mères de famille pensent rose ? Un certain nombre de parlementaires britanniques s’étaient élevés à l’époque sur l’ignominie du traitement médiatique réservé à Meghan. Ont-ils été suivis ? La cabale a t-elle cessé ? Donc, il faut lire entre les lignes car un système monarchique privilégiera toujours la pole position qui en est la genèse.

    1. Bonjour Capucine,

      La princesse de Galles ne prétend pas donner un avis d’expert. Elle prête sa notoriété à une cause pour faciliter la mise en place de certains projets. Il lui suffit de passer quelques coups de fil pour obtenir des aides financières. Cela dit, je pense qu’elle est sincère dans sa démarche et qu’elle s’intéresse au sujet.

      Je vous souhaite une bonne journée

      Montaine

      1. Bonsoir Montaine,

        Je suis d’accord avec vous et pense aussi la princesse de Galles sincère dans l’intérêt qu’elle porte à la petite enfance. Ses maternités et sa vie de famille lui ont sans doute bien ouvert les yeux sur toutes les problématiques de ce sujet ô combien essentiel et elle a choisi d’en faire son cheval de bataille. Nous savons qu’elle est diplômée en Histoire de l’Art, et non en psychologie, infantile et autres ou en petite enfance. Mais, et je pense qu’elle l’a fait et continue de le faire, elle doit s’informer continuellement sur le sujet, les différents auteurs et spécialistes, ainsi que la réalité sur le terrain dans son pays. J’aime l’imaginer dévorer tous les livres en lien avec l’éducation et la pédagogie qui ont trait à la peitte enfance. N’avait-elle pas inscrit Georges dans une école maternelle Montessori quand ils habitaient le Norfolk ?Je rêverais qu’en France nous ayons une telle ambassadrice de la petite enfance. Qui chez nous pour superviser le grand projet des 1000 premiers jours ?

        Bien à vous et au Boudoir, bon week-end !

  5. Bonjour Montaine, nous sommes parfaitement d’accord. Kate prête son immense notoriété au service d’une cause. Ensuite, ses équipes font le reste. En revanche, si je demeure sceptique sur sa charge réelle de travail, je suis sincèrement convaincue – et depuis le début – de l’authenticité de son intérêt pour la santé mentale. Et je le pense d’autant plus en lisant les articles sur le témoignage de James. J’avoue que je n’imaginais pas autant de détresse et de fragilité chez ce garçon. Ce mal-être profond – il parle de plusieurs épisodes antérieurs – cette dépression sévère suivie d’une tentative de passage à l’acte à un âge encore jeune interpelle. Et là où je suis vraiment tombée des nues c’est à la lecture de la convocation des parents et des sœurs dont l’une est quand-même future reine d’Angleterre. Quand, malgré cela, un professionnel de la santé mentale estime nécessaire de confronter une famille… Comme quoi, il faut appréhender avec beaucoup de recul les clichés à l’eau rose que l’on nous déverse en continu et en permanence. Car la réalité de James Middleton en semble bien loin.

    1. Bonjour Capucine,

      Merci pour votre réponse. Vous suscitez ma curiosité au sujet de James Middleton. Je crois que je vais lire son livre.

      Je vous souhaite une bonne soirée

      Montaine

  6. Bonjour Martine,

    Comme vous, je pense que la princesse de Galles lit des ouvrages sur la petite enfance pour être plus efficace, plus crédible et respectée par les experts avec qui elle collabore. Je ne l’imagine pas participer à une réunion de travail en étant néophyte.

    J’aimerais aussi qu’il y ait en France une personnalité qui rallie les troupes pour mettre en place des programmes pour venir en aide aux jeunes parents et donner plus de moyens aux crèches et autres centres d’éducation.

    Je vous souhaite une bonne soirée.

    Montaine

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