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Le sacre du grand âge

La dame respectable impose le raffinement à l’anglaise, les tons acidulés et les chapeaux facétieux. Plus elle prend de l’âge, plus elle plébiscite les couleurs flattant son teint de rose anglaise. L’allure à la reine inspire sa petite-fille Beatrice. La princesse d’York fait reprendre une de ses robes pour son mariage. Effet vintage garanti. Les couturiers aussi regardent du côté de la Tamise. Tous exploitent son vocabulaire esthétique et accrochent des photos d’Elizabeth II sur leur tableau d’inspiration. Le style royal et les intemporels de Diana hantent les podiums, au gré des saisons. La marque de luxe Erdem qui habille la duchesse de Cambridge à la ville, reconnaît avoir trouvé le climax d’une de ses collections de prêt-à-porter en explorant les archives royales. Les clins d’œil sont sur toutes les scènes de la mode : tartan, veste matelassée, cape, jupe plissée, pantalon de selle, redingote, robe florale, pull Faire Isle, velours côtelé, inspiration chintz (du nom de ce tissu d’ameublement typiquement anglais), foulard, broche, sac à main, collier de perles, gants, chemisier victorien, loden, blazer, imperméable, twin-set…la …

La réhabilitation signée Angela

Il faut sauver le vestiaire. Un voyage diplomatique va tout arranger. Il met une perle rare sur le chemin de Sa Majesté. Une femme courageuse, discrète, solaire, une self-made-woman comme les aime Elizabeth II, signe la reprise en main. Avant d’intégrer le sérail de Buckingham, Angela Kelly officie en tant que gouvernante dans la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin. En 1992, une réception est donnée en l’honneur du couple souverain. La reine et le prince consort couvrent un séjour en Allemagne. Son époux veut en savoir plus sur l’identité des invités. Il questionne Mrs Kelly, qui a son grand dam, ne souffle mot. Une charte de confidentialité la lie à son employeur.   – Vous ne le direz pas même à Sa Majesté ? insiste le duc d’Edimbourg. La reine se souviendra de la discrétion de Mrs Kelly. Peggy Hoath, l’habilleuse attitrée prend sa retraite. Angela reçoit un coup de fil du palais. Les dés sont jetés. Sa vie bascule lorsqu’elle foule le tapis rouge menant à la suite royale. Cette personne de confiance, née …

Elizabeth II Regina

Lilibet devient princesse royale. Sur le portrait familial pris le jour du couronnement, le roi et la reine posent avec leurs enfants. Deux couronnes médiévales ornent les coiffures en boucles des princesses. La seconde prétendante au trône d’Angleterre emboîte maintenant le pas à son père … c’est le temps de l’apprentissage. Tailleurs et manteaux cintrés lui donnent de l’assurance. En a-t-elle besoin ? Force est de constater que la future reine a du répondant et le sens des responsabilités. A un officier de marine qui lui fait faire le tour d’un vaisseau et s’adresse à elle en la qualifiant de « ma petite dame », celle-ci répond derechef : Je ne suis pas votre petite dame. Je suis la princesse Elizabeth ! Qu’on se le dise. Au mariage de son oncle George, duc de Kent, un spécialiste du portrait de cour la photographie dans sa toilette de demoiselle d’honneur. La machine à rêve de la monarchie se met en marche. Il n’y a qu’à observer George VI et les siens, à l’heure du thé, pour prendre une leçon de chic …

L’âge heureux

Feuilleter l’album de l’enfance, c’est pénétrer dans un univers feutré. Une bulle dorée où les princesses s’habillent en petite fille modèle. Leur mère, la duchesse d’York, règne sur la garde-robe. Leur père aussi. Le futur George VI se passionne pour les tendances, dessine ses costumes et a son mot à dire dans le choix des vêtements de ses deux filles. Son épouse commande du pur style aristocratique anglais. Robes évanescentes aux volants victoriens, cotonnades fleuries assorties à des cardigans, manteaux de tweed, pulls shetland, kilt et babies vernies entrent dans le dressing. De savoureux chapeaux font leur apparition pour les grandes occasions. Une photo représente Lilibet en calèche. La petite-fille de George V étrenne un chapeau en feutre rose serti de fleurs. Si la coiffe est à croquer, il lui tarde de détacher la bride sous le menton qui lui gratte le cou. La fillette n’imagine pas un instant que sa collection vertigineuse de bibis fera couler beaucoup d’encre. Dans le parc de Windsor, la sœur aînée de Margaret électrise déjà les foules. Les invités …