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L’anniversaire de la reine

L’événement se déroule dans des circonstances particulières : l’épreuve du deuil et une épidémie qui n’a pas tiré sa révérence. Sa famille sera à ses côtés en ce jour spécial.

95 ans, le tournant d’une longue vie, un cap à franchir sans son roi de cœur. A chaque anniversaire, le prince Philip lui offrait un bouquet de fleurs blanches, le même qu’elle a fait déposer sur le cercueil. La silhouette fragile d’Elizabeth II, repliée dans une prière, a ému les téléspectateurs.

La Grande-Bretagne est en deuil jusqu’à vendredi. Aucun portrait officiel ne sera dévoilé. Une version restreinte de la cérémonie Trooping the Colour (célébration officielle de l’anniversaire) se déroulera en juin. Il est rapporté que Sa Majesté ne paraîtra pas en public au cours des semaines à venir. Elle va continuer à servir son pays depuis le château de Windsor. Le prince de Galles, le duc et la duchesse de Cambridge vont l’aider à répondre aux nombreux messages de condoléances adressés par les chefs d’état.

L’adieu à Philip

Un pan de l’histoire monarchique s’écroule le 9 avril. Un faire-part annonce la disparition de l’époux bien-aimé. Les Windsor et le peuple de Grande-Bretagne enterrent leur prince. La Nation sous Covid lui rend un dernier hommage.

Le grand-père de l’Angleterre

Une couleur, le noir. La triste nouvelle tombe. Le cœur de la nation bat à l’unisson avec celui de la couronne. Les drapeaux sont en berne. Huit jours de deuil sont décrétés. Les commentateurs des chaines de télévision s’habillent de noir. Les cloches de Westminster sonnent 99 fois. Les salves de canons sont tirées sur terre et en mer. Des portraits grand format ornent les façades.

Princesse aux jonquilles
L’hommage de Majesty Magazine

Les hommages pleuvent. Les leaders internationaux s’accordent sur l’exemplarité d’une vie de devoirs. La gorge serrée, le prince Charles rompt le silence. Il s’exprime au nom des siens, et rend hommage à son “cher papa, une personne extraordinaire qui va énormément lui manquer”. Les tribunes suivent. La princesse Anne parle de son mentor. Une photo du petit George et de son grandpa illustre la dédicace du prince William. Harry évoque un grand-père “roi du barbecue” et associe ses pensées à celles de sa femme, de son fils Archie et de sa fille qui naîtra en juin.

Polaroid pris par Kate en 2015 dans le Norfolk

Irremplaçable, titre le Daily Mail. L’homme de tous les superlatifs sort grandi de la série The Crown. Sa personnalité vivante et détonante séduit toutes les générations. Malgré les mesures anti-Covid en vigueur, la foule afflue vers les résidences royales. Petits et grands déposent leurs offrandes dans un silence recueilli: des fleurs et des messages. Son peuple espère que la souveraine ressentira le soutien et l’affection. Les autorités, qui procèdent à la seconde phase du déconfinement, recommandent aux sympathisants de signer le livre de condoléances numériques.

“Nous avons grandi avec lui. Il a épousé la reine, vécu jusqu’à 99 ans, qui peut espérer mieux?” mentionne un jeune homme qui a fait le déplacement. Trop pressés de savourer une bière en terrasse, certains clients portent un toast au disparu qui a eu une vie de rêve.

Au château de Windsor, la veuve pleure l’amour de toute une vie. Son prince charmant a rendu son dernier souffle en sa présence. A son fils Andrew, la reine dit ressentir “un grand vide dans sa vie”. D’autant que le couple souverain a fêté son 73e anniversaire de mariage l’année dernière. Un portrait officiel les représente en train de découvrir les cartes des enfants de Kate et William.

Le couple souverain célèbre ses noces de fonte

Depuis les récentes hospitalisations, la famille royale s’était préparée au pire. Harry s’était isolé chez lui en Californie, au cas où on le rappellerait. La pire chose qu’il envisageait, c’était de fêter son centième anniversaire. La vie l’a exaucé, lui laissant le temps de voir William et Harry devenir pères .

Coup de foudre

Il a 18 ans, elle en a 13. Juillet 1939. Le roi emmène sa fille au collège naval de Dartmouth. Cupidon décoche ses flèches. La cristallisation, chère à Stendhal, opère. La jeune princesse n’a d’yeux que pour son dieu descendu de l’Olympe. Invité sur le yacht, Philip de Grèce et du Danemark raconte le récit rocambolesque de sa fuite dans un cageot d’oranges. L’élève officier a eu une enfance chaotique. Il a été balloté d’un pays à l’autre, vu sa mère hospitalisée pour troubles mentaux, perdu sa sœur adorée dans un accident d’avion. L’hôte du roi d’Angleterre regagne l’établissement en canot. Elizabeth reste sur le bastingage jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un point minuscule sur les flots.

Adonis tape dans l’œil de la princesse royale
Fiançailles

Visites au palais, correspondance entretiennent la romance pendant les années de guerre. La photo d’un barbu, posée sur le bureau de Lilibet, intrigue les visiteurs. “C’est mon filleul de guerre”, explique-t-elle. Ce sera le viking ou personne. Les parents émettent une réserve. Non sur l’ascendance du bel inconnu ( l’arrière-petit-fils de Victoria, fils du prince de Grèce, neveu de la dernière tsarine, cousin au troisième degré de la future reine, a le bon pédigrée) mais sur sa beauté. Un homme aussi séduisant sera-t-il fidèle? Face à la détermination de l’intéressée, ils finissent par s’incliner. Les courtisans ne sont pas du même avis. L’étranger représente le danger. Ils le surnomment “le prince d’ailleurs et de nulle part”. Ne leur en déplaise, les amoureux échangent leurs vœux nuptiaux en 1947. A Malte, où l’officier de marine est affecté, les époux coulent des jours heureux, loin des pesanteurs du protocole…leurs plus belles années.

DDay le 20 novembre 1947

Trois pas derrière

Sous le soleil kenyan, il décrypte pour elle le contenu du message Hyde Park Corner, porteur d’une terrible nouvelle qui va bouleverser leur vie: le roi n’est plus, vive la reine. Par amour, Philip renonce à une brillante carrière dans la Royal Navy (il avait tout pour devenir amiral), se convertit à l’anglicanisme et prête allégeance à sa reine. Mais son entrée en monarchie ne va pas sans heurts. L’exilé a du mal à s’amarrer au vaisseau royal. Il envoie quelques saillies: “Je ne suis qu’une fichue amibe”. “Ici on n’a besoin de moi que pour la procréation”. L’ancien élève de Gordonstoun en a vu d’autres. A l’instar de tous les couples, le sien connaît des zones de turbulences. Des rumeurs d’infidélité circulent. La royale épouse reste de marbre. Elle applique le conseil qu’elle a prodigué à Lady Diana, venue solliciter son arbitrage: “Les hommes ont des besoins, fermez les yeux”. Le navigateur largue les amarres, histoire de réfléchir. La mer est sa meilleure conseillère. La croisière va durer quatre mois. La traversée lui éclaircit les idées. La reine lui réserve une surprise à son retour: elle le fait prince et consent à ce que les enfants portent le double nom de Windsor-Mountbatten. La boucle est bouclée. Bien que son statut n’existe pas constitutionnellement, le flamboyant duc d’Edimbourg endosse le costume avec élégance et affine son rôle.

En apparat

Le plus fidèle conseiller
Sur le tapis rouge de la royauté
Prince consort

Téméraire, il trouve son rayon d’action, imprime sa marque. Le jeune couple s’organise. Elizabeth et Philip se partagent les rôles. A eux deux, ils forment une équipe de choc. Elle s’occupe de la dynastie, lui de la famille. Le prince se sent plus proche de sa fille Anne, véritable garçon manqué. A son grand dam, Charles le sensible, intègre l’institution aux allures de camp de redressement, où son père a laissé un souvenir prégnant. Le futur roi préfère les leçons de musique aux douches glaciales. Il s’en plaint à sa grand-mère. Daddy martèle que cela l’endurcira. No comment. L’enseignement dispensé dans ce collège écossais lui a donné le cadre et la discipline. Il veut la même chose pour son fils aîné. On ne va pas l’installer dans un “cinq étoiles“, fustige-t-il. Le chef de la Firme ne veut pas passer pour un tyran et s’en explique: “Je suis un pragmatique, lui est un romantique”. Qu’on se le dise.

La dynastie
Philip et Anne de régate à Cowes en 1970

L’extravagant prince à Windsor en 1964

L’homme lige exerce le soft power et devient le premier conseiller de la souveraine. Pour Elizabeth, Philip est un merveilleux contrepoids. Le succès du plus long règne de l’histoire monarchique repose sur un mariage d’amour. La seconde poignée de main du royaume affirme son autorité en privé. Philip ne se gêne pas pour taper sur la table en criant “qui commande ici !”, devant le personnel. Et quand les choses tournent au vinaigre, il démarre sa sportive et disparaît dans un nuage de poussière. Le conjoint de Sa Majesté ne fait pas que couper des rubans, recevoir des bouquets de chrysanthèmes, dévoiler des plaques. Il s’engage pour la cause environnementale (il préside le Fonds Mondial pour la Nature, le WWF), l’aide à la jeunesse défavorisée. En 1956 est créé le Prix International du duc d’Edimbourg, un programme de développement personnel. Sont placés sous son parrainage pas moins de 800 patronages.

Au chevet de la planète

Son épouse lui confie une mission d’envergure : dépoussiérer l’institution millénaire. Le prince progressiste fait entrer la modernité au palais. Contre l’avis de Sir Winston Churchill, il invite les caméras de la BBC à filmer le couronnement de 1953. C’est lui qui instaure la tradition des bains de foule. L’initiative est un succès. La couronne gagne en popularité. La famille royale tisse un lien fort avec ses sujets. Lien que la princesse de Galles consolidera pour toujours. Philip étend sa sphère d’activité. Il se prononce sur la gestion des résidences royales, se charge de la décoration des appartements, remet aux normes l’électricité, équipe les buanderies de machines à laver, fait cultiver les terres des domaines. Les récoltes sont proposées à la vente et c’est lui qui assure la promotion des légumes. Ses gaffes diplomatiques défrayent la chronique mondaine. Généreux, profondément humain ( les lettres adressées à Diana dans lesquelles il confiait avoir eu lui aussi du mal à s’adapter en témoignent), il prend sous son aile les aspirantes épouses princières. Du haut de ses 1m83, le bel homme transcende les classiques du vestiaire So British. Pour la petite anecdote, il a porté ses souliers de marié durant 74 ans. Son cordonnier les lui entretenait régulièrement.

Belle complicité avec la duchesse de Cambridge

La révérence

Le prince consort n’aura de cesse de servir la reine, la patrie et le Commonwealth. Il a couvert pas moins de 22.219 engagements publics. En 2017, coiffé du fameux chapeau melon, le gentleman prend sa retraite, après 70 ans de bons et loyaux services. Elizabeth s’arrange avec son emploi du temps. Elle délègue à ses proches, allège le nombre de ses patronages, tout en gardant la main sur les mallettes rouges. Le temps ne ralentit pas sa course même pour la reine d’Angleterre. Ils se font vieux et chaque moment partagé est un instant précieux.

Les inséparables immortalisés par Annie Leibovitz
Icône de style au masculin

Jamais des obsèques royales n’auront été aussi discrètes. Elles se déroulent au château de Windsor et Philip en a chorégraphié les moindres détails. “Vous n’allez pas faire tout un bazar autour de ma mort”, plaisantait-il. Il souhaitait des funérailles sans chichi (no fuss), loin des pompes royales. Le protocole respecte ses dernières volontés. Ses obsèques sont calquées sur celles de Queen Mum, à la différence près que le cercueil n’est pas exposé au public, en raison des circonstances exceptionnelles. Le prince Harry a bénéficié d’une exemption diplomatique. Sur le conseil de son médecin, la duchesse Meghan, enceinte de son deuxième enfant, est restée à Montecito, Californie. Afin de ne pas jeter l’opprobre sur le duc de Sussex, déchu de ses titres militaires, suite à son désir de renoncer à ses fonctions de premier plan, Sa Majesté rompt avec le protocole, qui veut que les princes revêtent l’uniforme des corps d’armées dont ils assurent le commandement, à titre honorifique. La grand-mère tranche: ce sera le costume civil et la cravate pour tous.

La casquette de l’homme de la mer et la composition florale de la reine
Peter Phillips fait le trait-d ‘union entre les frères

Opération Forth Bridge, tel est le nom de code de l’enterrement. C’est aussi celui d’un des principaux fleuves d’Ecosse, en référence au titre de duc d’Edimbourg. Le 17 avril, par une belle journée printanière, les Royals offrent au monde une image de dignité et de rectitude dans l’épreuve. La cérémonie se tient dans un format réduit, en présence de 30 personnes. Le Premier ministre Boris Johnson n’y participe pas afin de permettre “au plus grand nombre de membres de la famille possible de prendre part aux funérailles”.

Départ de la procession

Les régiments de la RAF, de la Royal Navy, les Royal Marines, les Highlanders s’alignent le long du parcours. Majordomes, femmes de chambre, gouvernantes, cuisiniers et valets, réunis aux abords du quadrangle, font leurs adieux. La fanfare joue les grands airs britanniques choisis par le défunt. Une procession composée des enfants et des petits-enfants, du vice amiral Tim Lawrence (époux de la princesse Anne), du comte de Snowdon, du secrétaire particulier et de l’officier de protection du prince, suit le corbillard. Les ducs de Cambridge et Sussex ne se retrouvent pas côte à côte. Leur cousin Peter Phillips se place entre les deux frères. Lady Louise Windsor et son frère James représentent la plus jeune génération. La fille du prince Edward et de la comtesse Sophie de Wessex était la petite-fille préférée du prince Philip. Cavalière émérite, Louise, 17 ans, a été initiée à l’attelage par son grand-père. Les petits Cambridge sont beaucoup trop jeunes pour accompagner leur arrière-grand-père vers sa dernière demeure.

Arrivée de la reine Elizabeth
Arrivée de Kate
La duchesse de Cambridge en grand deuil
Les perles de la reine portées par Lady Diana et le chapeau à voilette de Remembrance Day
Sophie de Wessex
Une famille unie

La reine referme le cortège. Dans sa Bentley, la veuve essuie une larme. Les autres membres de la famille royale se répartissent le long de l’entrée latérale de la chapelle Saint-George. La duchesse de Cornouailles, la duchesse de Cambridge, la comtesse de Wessex, les princesses d’York inclinent la tête au passage du 4×4 Land Rover hybride conçu par le prince Philip. Le collier “japonais” remis par Kate fut emprunté à la souveraine par la princesse de Galles. Une façon d’associer son souvenir-Diana était très appréciée du duc d’Edimbourg-à ces adieux. Un coup de canon marque le début de la minute de silence nationale. Dans l’enceinte religieuse, les consignes sont strictes, les masques exigés, les mesures de distanciation obligatoires. Les Windsor s’abstiennent de chanter les cantiques pour éviter toute circulation du virus. Les caméras n’insistent pas sur les visages éplorés. Elles se montrent respectueuses et ne font que quelques plans larges sur Sa Majesté assise, seule, face à la dépouille de son roi de cœur. L’image poignante va marquer les esprits. Dans son sac, Elizabeth a glissé un mouchoir de son bien-aimé et un portrait d’eux à Malte. Un mot écrit de sa main et une couronne de fleurs blanches (lys, petites roses et freesia) ont été posés sur le cercueil. Le choix de ce bouquet est hautement symbolique. Son époux le lui offrait pour les grandes occasions, les naissances et les anniversaires. Loin de la nef, un soliste entonne une pièce de cornemuse. Hors champ, la dalle de marbre s’entrouvre et le cercueil descend dans les profondeurs de la crypte (Royal Vault), où il restera jusqu’au décès de la reine. Les époux seront ensevelis dans le tombeau de la chapelle royale où reposent le roi George VI et la reine mère.

Seconde lune de miel à Malte
Une cérémonie épurée
La reine seule dans la douleur
Charles en larmes
Kate et William recueillis
Derniers regards vers le cercueil
Le prince Edward et la princesse royale

Les Windsor pleurent un époux, un père, un grand-père, un arrière-grand-père. C’est dans les épreuves que la famille se ressoude. Une chance est offerte au frère de William de réparer le mal occasionné par le grand déballage médiatique. On a épargné au prince Philip la version originale de l’interview. Il n’en a vu que la partie expurgée qu’il s’est empressé de qualifier de “pure folie“! La dernière image de cet hommage d’une grande sobriété est celle de William, Harry et Kate marchant côte-à-côte…le contact semble rétabli.

La réconciliation ?

L’avenir

En commentant le sacre de la nouvelle reine, l’illustre Sir Laurence Olivier prononce ces mots prophétiques. “Il sera à ses côtés pour ce voyage vertigineux“. Les époux ont fait un long chemin ensemble. Protecteur, le prince l’aura été jusqu’à son dernier souffle. Sur son lit de mort, lui qui n’avait de cesse de proclamer que son “seul et ultime devoir était de ne jamais laisser tomber la souveraine”, fait promettre à Charles de veiller sur Elizabeth II. Son petit-fils William et son épouse Catherine font le même serment. Les Cambridge se sont fixés à Londres pour lui prêter main forte. D’après les experts de la monarchie, la reine devrait couvrir la plupart de ses engagements entourée des siens.

Depuis sa cessation d’activités au sein de la firme, le retraité de la couronne prenait ses quartiers à Wood Farm (domaine de Sandringham. A son personnel, Elizabeth confiait ne pas l’avoir vu depuis six semaines. Philip s’adonnait à l’une de ses passions, l’attelage; menait une existence contemplative, regardait passer les saisons, mélangeait les couleurs sur sa palette. Le couple se retrouvait à l’occasion des fêtes. Le confinement les a rapproché une dernière fois. Ensemble, au château de Windsor, ils ont savouré ces moments qui font le sel de la vie à deux: le tea time, les promenades et les causeries au coin du feu.

Photo prise par la comtesse de Wessex près de Balmoral en 2003

Elizabeth II se retrouve face à un défi : une fin de règne en solitaire. Elle vient de perdre son phare, sa boussole. Les surnoms de “grande saucisse” ou de “tête de chou-fleur”, en référence à ses bouclettes et à ses drôles de chapeaux, vont terriblement lui manquer. On raconte que son cœur s’emballait dès qu’elle entendait résonner les pas de son époux dans la pièce voisine. Sa disparition a provoqué une faille dans le ciment national. Les yeux sont tournés vers cette souveraine exceptionnelle qui fêtera son Jubilé de platine en 2022.

Comment va-t-elle réagir? Avec stoïcisme. Elle a une foi profonde, une grande résilience, toute une famille derrière elle. Et ses corgis ! La veille des funérailles, Ma’am a promené ses chiots à Frogmore Cottage. Son fils Andrew les lui a offert pendant l’hospitalisation du prince Philip. La reine va tenir, envers et contre tout, c’est ainsi qu’elle a été élevée. Le sens du devoir qu’elle a chevillé au corps, va l’aider à surmonter la peine abyssale. Plus que jamais, la fille de George VI va puiser sa force dans la couronne. La souveraine s’est remise au travail dès le 13 avril. Il s’agissait d’un engagement à titre privé à Windsor ( le départ en retraite du Lord Chambellan). Sa Majesté va continuer à servir son pays. Elle l’a juré le 21 avril 1947. Charles et William vont l’assister, tout en redessinant l’avenir. Une régence implicite s’est mise en place il y a deux ans. Dans les médias, on parle de moins en moins du prince de Galles, de plus en plus du futur roi.

God Save the Queen.

HRH The Prince Philip, Duke of Edinburgh 1921-2021

Hommage photographique au prince Philip

La famille royale ouvre son album de famille. A quelques jours des funérailles, les Windsor se souviennent de tendres moments passés en compagnie du prince Philip. Kate et William partagent trois photos inédites en guise d’hommage. L’une d’entre elles, prise au château de Balmoral en 2018, représente le couple souverain entouré de ses arrière-petits-enfants. Sa Majesté porte Louis sur ses genoux tandis que la duchesse de Cambridge effectue les derniers réglages. Sur un autre cliché, la reine n’a d’yeux que pour la princesse Charlotte, très élégante dans sa layette et ses petits chaussons bleus. Un portrait du prince consort et du petit George accompagne la dédicace du prince William à son grand-père.

Le couple souverain et les Cambridge à Balmoral en 2015
Philip et George photographiés par Kate en 2015 dans le Norfolk

Disparition du prince Philip

C’est avec un profond chagrin que Sa Majesté la reine annonce le décès de son époux bien-aimé le prince Philip.

Il était son roc, il la faisait rire. Il aimait casser les codes. Un demi-monde disparaît avec lui. Le duc d’Edimbourg, 99 ans, s’est éteint ce matin au château de Windsor.

Les photos de Pâques de la reine

En souvenir des fêtes de Pâques 2021, le photographe Chris Jackson a suivi la reine Elizabeth et son fils ainé dans les allées fleuries de Frogmore House.

Promenons-nous dans le parc. Chaudement vêtus (un Loden effet cape et l’éternel pardessus en cachemire du prince de Galles), la souveraine et son héritier en ligne directe explorent le paysage enchanté. Il y a des fleurs à tous les étages ! Le futur roi et sa mère refont le monde, le temps d’une marche printanière.

De quoi parlent-ils ? De l’espoir de revivre comme avant ? De la tempête Sussex ? De la convalescence et des cent ans du prince Philip ? Des anniversaires d’avril ( Elizabeth II et son arrière-petit-fils Louis sont nés le même mois) ? Du jubilé de platine de l’été 2022 ? Seuls les oiseaux ont eu vent de la conversation.

Au grand dam de Sa Majesté, le service religieux célébré en la chapelle St George de Windsor, auquel prennent part le duc et la duchesse de Cambridge, n’aura pas lieu cette année. Les annulations se succèdent sur le calendrier royal. Le Trooping the Colour-anniversaire officiel de la reine-se tiendra dans un format restreint. La cérémonie de l’Ordre de la Jarretière et les Garden parties sont annulées. La prudence est toujours d’actualité.

Les petits Cambridge sont en vacances jusqu’au 20 avril. Nul doute que Kate et William vont prendre la clef des champs et leur organiser une chasse aux œufs inoubliable.

Joyeuses Pâques !

Les princesses de Dior

Maria Grazia Chiuri réenchante le monde sous Covid. Le conte de fées moderne de la maison Dior défile à Versailles. Que le bal commence !

S’en est fini du tourbillon de la folle semaine de la mode. La féerie opère sur la Toile.

Nuit magique au château. Les débutantes de la collection automne-hiver 2021-2022 réveillent le château endormi jusqu’à nouvel ordre sanitaire. Il était une fois la Galerie des glaces. Les belles de nuit éclairées d’un rayon de lune jouent les petites filles modèles-rebelles.

Les internautes retiennent leur souffle. Les passages grand soir se succèdent dans un frou-frou. Ils ont pour nom robe lagon ou arc-en-ciel. Au milieu de ce chassé croisé d’apparitions se glissent les intemporels de Monsieur Dior : veste Bar, jupe corolle et robe bustier. Merci pour ce moment en apesanteur.

La duchesse préface un album photos

Tenir bon, c’était le nom du concours photos initié par la duchesse de Cambridge. C’est maintenant le titre d’un album.

Pas à pas, la future reine écrit sa légende. Sa passion pour la photographie lui a inspiré un projet historique: le portrait d’une nation sous Covid. Travailleurs de premier plan, soignants, mères de famille, personnes isolées ont répondu à son appel. Tous ont partagé des scènes de leur quotidien. Ne pouvant être dévoilées à la National Portrait Gallery, les œuvres ont été exposées en ville. Un recueil réunit désormais les 100 clichés témoins d’une épidémie sans précédent.

De sa plus belle plume, Kate en a rédigé la préface. Elle explique comment elle a utilisé le pouvoir de l’image pour figer sur pellicule les expériences individuelles; raconte les héros, le défi relevé, la belle solidarité d’une Angleterre qui effectue sa sortie de crise à pas de velours. Un portrait inédit illustre la royale dédicace. Il représente l’épouse du prince William armée de son appareil Fuji. La photo de plein air a été prise dans le parc du manoir d’Anmer Hall. La tenue décontractée est identique à celle de la carte de Noël signée Matt Porteous.

Hold Still paraîtra le 7 mai. Les bénéfices seront reversés aux œuvres de la duchesse.

Nous aussi, tenons bon.

Melanie en couverture

La video de Kate et William

Les Cambridge ont enregistré un message d’adieu, suite à la fermeture définitive d’une association spécialisée dans la santé mentale, leur cheval de bataille.

Après quinze ans de bons et loyaux services, Time to Change ferme ses portes le mois prochain. Le gouvernement a décidé de mettre un terme à son financement. Le couple princier s’était rendu dans les locaux en 2015, à l’occasion de la semaine de la santé mentale.

Le duc et la duchesse ont tenu à remercier personnellement les bénévoles. Comme ils le soulignent dans leur intervention digitale, le travail de cette structure a contribué à changer les mentalités et à ouvrir de nouveaux horizons. Le duo met la maille à l’honneur. Chacun son pull. Kate porte un col roulé noir, William un pullover ras du cou.

L’hommage de Kate et William

Le Royaume-Uni détient un triste record: celui du plus grand nombre de morts Covid d’Europe. Ce mardi 23 mars, le duc et la duchesse de Cambridge ont honoré la mémoire de toutes ces vies emportées par la pandémie.  

La Grande-Bretagne endeuillée célèbre aujourd’hui le National Day of Reflection, date anniversaire du premier confinement. La couronne a envoyé ses loyaux émissaires se recueillir en l’abbaye de Westminster, lieu hautement symbolique, témoin des jours heureux ( le duc et la duchesse s’y sont mariés) et des heures sombres. L’édifice religieux s’est reconverti en vaccinodrome.

Dignes et solennels, le prince et son épouse ont procédé au rituel, le cœur serré par l’émotion. William a allumé un cierge, Kate a déposé un bouquet de jonquilles à la mémoire des 126.000 victimes de la Covid-19. Au cours de leur visite, les Royals se sont rapprochés des bénévoles de la campagne non-stop vaccination. Aux Britanniques, qui recevaient une dose du sérum national, le duc et la duchesse de Cambridge ont confié qu’ils n’étaient pas encore vaccinés. “Je suis encore loin de recevoir le mien. Mais vu comme vous allez vite, ça ne sera peut-être pas si long”, a déclaré William.

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Edito

Les vergers se réveillent, les fleurs s’étirent, les oiseaux s’affairent. La nature nous envoie ses messagers. Bouffée de fraîcheur et d’espoir…tiens voilà le printemps!

Encore une saison sous Covid. On aimerait pouvoir tomber le masque. Le gouvernement a mis en place un confinement plus aéré. Alors musardons dans un rayon de 10 km. Ravi de se rendre chez le coiffeur, un monsieur interviewé au JT a déclaré se faire beau pour le printemps.

Joyeux printemps!