Author: Lynda

Le sacre du grand âge

La dame respectable impose le raffinement à l’anglaise, les tons acidulés et les chapeaux facétieux. Plus elle prend de l’âge, plus elle plébiscite les couleurs flattant son teint de rose anglaise. L’allure à la reine inspire sa petite-fille Beatrice. La princesse d’York fait reprendre une de ses robes pour son mariage. Effet vintage garanti. Les couturiers aussi regardent du côté de la Tamise. Tous exploitent son vocabulaire esthétique et accrochent des photos d’Elizabeth II sur leur tableau d’inspiration. Le style royal et les intemporels de Diana hantent les podiums, au gré des saisons. La marque de luxe Erdem qui habille la duchesse de Cambridge à la ville, reconnaît avoir trouvé le climax d’une de ses collections de prêt-à-porter en explorant les archives royales. Les clins d’œil sont sur toutes les scènes de la mode : tartan, veste matelassée, cape, jupe plissée, pantalon de selle, redingote, robe florale, pull Faire Isle, velours côtelé, inspiration chintz (du nom de ce tissu d’ameublement typiquement anglais), foulard, broche, sac à main, collier de perles, gants, chemisier victorien, loden, blazer, imperméable, twin-set…la …

Kate rend hommage aux victimes de Grenfell

Soixante-douze personnes ont perdu la vie dans l’incendie de la tour de Grenfell. Le duc et la duchesse de Cambridge honorent la mémoire des disparus. Ne cherchez pas Kate et William au Royal Ascot, l’événement hippique le plus couru du calendrier mondain qui débute aujourd’hui. Le duc et la duchesse privilégient l’empathie et le recueillement. Ils couvrent une sortie qui n’a fait l’objet d’aucun communiqué. Le 14 juin 2017 la tour infernale et ses 24 étages s’embrasent dans l’ouest de Londres. Un congélateur défectueux est à l’origine du sinistre. Un service religieux multiconfessionnel est célébré à l’occasion du cinquième anniversaire de la tragédie. Le prince et son épouse ont uni leurs prières à celles des survivants et des familles endeuillées.

La réhabilitation signée Angela

Il faut sauver le vestiaire. Un voyage diplomatique va tout arranger. Il met une perle rare sur le chemin de Sa Majesté. Une femme courageuse, discrète, solaire, une self-made-woman comme les aime Elizabeth II, signe la reprise en main. Avant d’intégrer le sérail de Buckingham, Angela Kelly officie en tant que gouvernante dans la résidence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Berlin. En 1992, une réception est donnée en l’honneur du couple souverain. La reine et le prince consort couvrent un séjour en Allemagne. Son époux veut en savoir plus sur l’identité des invités. Il questionne Mrs Kelly, qui a son grand dam, ne souffle mot. Une charte de confidentialité la lie à son employeur.   – Vous ne le direz pas même à Sa Majesté ? insiste le duc d’Edimbourg. La reine se souviendra de la discrétion de Mrs Kelly. Peggy Hoath, l’habilleuse attitrée prend sa retraite. Angela reçoit un coup de fil du palais. Les dés sont jetés. Sa vie bascule lorsqu’elle foule le tapis rouge menant à la suite royale. Cette personne de confiance, née …

Order of the Garter 2022

La duchesse de Cambridge assiste la cérémonie de l’Ordre de la Jarretière, un rendez-vous incontournable de la Couronne. Elle nous présente sa note bleue. Robe et chapeau ont été exécutés dans sa couleur préférée. Un autre spectacle s’invite dans le sillage de l’inoubliable Jubilé des 70 ans de règne. Les siècles passent, les rites demeurent. Le prestigieux ordre de compagnons de chevalerie fondé par Edward III, il y a 700 ans, n’a rien perdu de sa flamboyance. Parés de coiffes Tudor, vêtus de capes de velours brodées de la devise “Honni soit qui mal y pense” ( une histoire de jarretière perdue lors d’un bal par la comtesse de Salibury et restituée à sa propriétaire par le roi ) les chevaliers, consacrés par Elizabeth II pour services rendus à la Grande-Bretagne, composent un tableau digne de ceux des maîtres flamands. De condition physique fragile, Sa Majesté n’ouvre pas la marche. L’honneur de conduire à la chapelle St-George les membres de cet ordre ancestral revient au prince régent. Andrew, dont le nom figurait sur la liste …

Le chant du cygne du dressing

Dans son bureau de Buckingham, elle traite ses dossiers dans un silence de cathédrale pendant que passe la caravane des excentricités. Les dandys psychédéliques arpentent le macadam de Carnaby street. Les Chelsea Girl montrent leurs jambes dénudées par Mary Quant. La micro jupe de la princesse Anne créée le buzz. Sa mère ne dit mot. Il faut que jeunesse se passe. Les jupes royales restent de marbre, figées dans la longueur réglementaire. Forme trapèze, découpes hublots, col pelle à tarte, bottes blanches, teintes pétillantes, les classiques royaux empruntent aux codes des Seventies. Un témoignage avant-gardiste enrichit la galerie des portraits. Andy Warhol réalise une sérigraphie dans les tons pop. Mais rien n’y fait. L’icône de la cour tente de raviver la flamme en paraissant vêtue d’une tenue inhabituelle au gala des artistes. Sa robe arlequin déclenche une avalanche de critiques. Il faut se rendre à l’évidence : le style élisabéthain tombe en disgrâce. Les tenues old fashioned sont décrétées poussiéreuses. Les costumes de la maturité ne parlent plus aux jeunes générations. Le vestiaire ronronne. La reine …

Kate visite une banque pour bébé

Omniprésente durant les célébrations du Jubilé royal, la duchesse de Cambridge poursuit sa mission pour la petite enfance. Blazer et pantalon reprennent du service. Après s’être accordé une brève coupure, l’épouse du prince William consacre sa première sortie à une banque pour bébé. Lancée en 2021, Little Village procure vêtements, poussettes, jouets, livres aux familles en difficulté. La très souriante duchesse a visité la boutique solidaire située dans la banlieue de Brent cet après-midi. Très sollicitée par son fils Louis en représentation, les caméras ont immortalisé la duchesse en train de le câliner. Les photos ont attendri la blogosphère. Sa tenue de travail joue la carte de la sobriété. Sa veste et sa pochette vont faire des heureuses. Elles proviennent de la grande distribution.

Les sœurs Windsor par Andrew Morton

Le biographe de Lady Diana nous plonge dans l’intimité tout feu tout flamme des Windsor sister’s. Portraits inédits de deux destinées hors du commun des mortels. On ne présente plus l’auteur de “Diana, sa vraie histoire” dont la parution fit se lézarder la façade du palais de Buckingham. Et pour cause ! La princesse de Galles, en guerre contre l’institution millénaire, éclaira la lanterne du journaliste Andrew Morton. Les hommes en gris se précipitent au 145 Piccadilly Square. Nous sommes en 1936. Edward VIII abdique et propulse son frère Bertie sur le trône d’Angleterre. La vie de Lilibet bascule. Plus rien ne sera comme avant entre les deux sœurs. L’une timide et réfléchie se forge son destin de reine, l’autre, volcanique, fait valser les codes. Elizabeth II ceint la couronne de Saint-Edouard, Margaret celle du Swinging London et de la jet-society. Une saga prenante à emporter dans la valise de l’été. Elizabeth & Margaret par Andrew Morton, éditions L’Archipel, 365 pages, 21€

Elizabeth II ou le dernier Jubilé

La doyenne des monarques fête ses 70 ans de règne et c’est toute une nation qui jubile ! Légende vivante, Sa Majesté surplombe l’évènement du haut de ses 96 ans. Les célébrations historiques ont un goût de citron-amaretti, le parfum du pudding victorieux. Il pleut des représentations et des chapeaux. Les princes et la princesse de Cambridge entrent dans le manège à landaus, Meghan et Harry font leur come back. La grand messe va durer quatre jours. Que la fête commence ! Au jubilé de diamant, la monarchie partageait l’affiche avec les Jeux Olympiques. Une façon de marquer doublement les esprits. On se souvient du rendez-vous mémorable de la reine avec l’agent 007, du saut en parachute effectué par une doublure, de l’hymne interprété sur les toits du palais de Buckingham par le guitariste des Queen, à coups de riffs aigus, tels que les aurait joué Jimmy Hendrix, de la parade sur la Tamise et de la toilette rouge incendiaire de la duchesse de Cambridge. Que nous réserve l’ultime jubilé ? Bien des surprises et …

Une reine en liberté

Hors représentation, elle s’invente ce style simple, comble du chic. La reine et le prince consort s’offrent  un portrait d’anniversaire célébrant les noces d’argent. Au premier plan, les éternels amoureux regardent dans la même direction. L’icône de la cour arbore sa tenue bucolique de prédilection: le col roulé et le pardessus en tweed, du nom de la célèbre rivière dans laquelle on rince les lainages afin de leur donner du moelleux. En arrière-plan, la nature écossaise indomptée sert de décor naturel. En twin-set, blouses, jupe pied-de-poule, coiffée d’un foulard noué façon fichu, elle se compose un vestiaire bien à elle. La couronne propose d’autres images campant une reine plus intime. Pendant que le prince Philip dispute un marathon, son épouse s’offre un quart d’heure de tendresse. Assise sur l’herbe, elle câline ses chiens. Ce jour-là, elle a choisi de porter un gilet au point irlandais, une jupe en tweed et une gabardine. Sur d’autres clichés qui font la une des magazines, Sa Majesté et sa meute canine se font tirer le portrait à Windsor. La …